Ce livre a été fortement critiqué par la gauche, et avec raison, car il scie les pieds de leur table.
Le livre de F. Hayek est une attaque frontale contre le rêve socialiste d'une économie planifiée en tant que remède contre les fluctuations cycliques du marché libre.
Pour Hayek, une économie planifiée est synonyme d'esclavage. Il explique clairement que le remplacement de l'entreprise privée et de la concurrence par le collectivisme, ne signifie rien d'autre que l'abolition de la démocratie. Comme L. Trotsky l'écrit, `dans un pays où le seul employeur est l'Etat, l'opposition crèvera de faim. Le vieux principe - qui ne travaille pas, ne mangera pas - est remplacé par un nouveau - qui n'obéit pas, ne mangeras pas.'
Une économie planifiée est un système totalitaire où la fin justifie les moyens; en d'autres termes, un refus total de toute moralité. En outre, l'individu n'est pas respecté en tant qu'être humain, mais comme rouage dans une énorme bureaucratie, où même la tolérance n'est pas tolérée. Pour les vrais libéraux (comme B. Russell), le pouvoir était le mal absolu; pour un collectiviste pur, il est un but en soi.
Dans ce livre, Hayek n'est quelque part pas un libéral pur, parce qu'il insiste sur le fait que chaque Etat doit prévoir un système d'assurance sociale avec un revenu minimum pour tout le monde.
Le système collectiviste auquel F. Hayek s'est si fortement opposé, est malheureusement devenu une réalité dans les pays autoritaires et s'est traduit par un manque de liberté pratiquement total et par une inhumanité suffocante.
Ce grand livre est un plaidoyer pour la liberté et l'indépendance de l'être humain, pour la recherche de la vérité et pour de l'honnêteté intellectuelle, pour la paix et la démocratie et, ultimement, pour le respect de l'homme en tant qu'individu.
A lire absolument.