Présentation de l'éditeur
La servante écarlate, c'est Defred, une entreprise de salubrité publique à elle seule. En ces temps de dénatalité galopante, elle doit mettre au service de la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, son attribut le plus précieux : sa matrice. Vêtue d'écarlate, à l'exception des voiles blancs de sa cornette, elle accomplit sa tâche comme une somnambule. Doit-elle céder à la révolte, tenter de tromper le système ? Le soir, Defred regagne sa chambre à l'austérité monacale. Elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, d'échanger des confidences, de dépenser de l'argent, d'avoir un travail, un nom, des amants... C'était le temps où l'amour était au centre de tout. L'amour, cette chose si douce aujourd'hui punie de mort... uvre majeure, La Servante écarlate n'est pas sans rappeler 1984 d'Orwell. Mais, au-delà de cette magistrale création d'un monde, c'est la question du rôle et de l'avenir des femmes que pose, avec force, ce roman inoubliable.
Biographie de l'auteur
Immense romancière mais aussi poète et essayiste, Margaret Atwood, née en 1939 à Ottawa (Canada), a compris la stature du " grand écrivain ". Qui a eu la chance et le privilège de la rencontrer n'a plus le moindre doute là-dessus, car si pour une part son uvre roborative est là pour en témoigner, sa riche personnalité finit d'en attester. Aussi bien Margaret Atwood est-elle à plus d'un égard - prosaïquement dit - un personnage qui fascine. Si ses romans les plus récents - Captive, Le Tueur aveugle et Le Dernier homme - ont considérablement élargi le cercle de ses lecteurs de langue française, La Servante écarlate, cette " utopie négative ", reste l'un de ses hauts faits d'armes dans le combat qu'elle a mené et continue de mener pour la femme. Son souci pour l'écologie, sa vision du monde, alliés à son écriture d'une virtuosité inouïe, ont placé les livres de Margaret Atwood parmi les joyaux de la collection " Pavillons ".


