Comme un coup de poing dans le ventre, comme une vodka cul sec sur un estomac vide... Kostia, le jeune soldat en dérive après le retour de tchétchénie, le visage et le corps brulé. Le visage défiguré surtout, Kostia qui est appelé par sa voisine quand son petit gamin n'est pas sage, pour lui faire peur. Kostia noid son chagrin dans une soif immense et impossible à combler de vodka. En dérive, il l'était déjà avant, comme s'il savait ce qui l'attendait. Ce qui l'a retenu un temps, un professeur qui lui révèle sa capacité à dessiner. Son talent. Et puis l'abandon, et puis la guerre. La perestroïka n'est pas rose pour tout le monde. Il y a ceux qui savent se couler dans le flot de l'argent facile, de l'argent qui tue, et les autres.
Kostia sera rattrapé au bord du vide par des amis. Ceux qui l'ont accompagné dans cette sale guerre. En cherchant l'un d'eux qui a disparu, Kostia retrouve son père, son petit frère et sa soeur et puis enfin toute l'humanité. Kostia retrouve son trait de dessin, ce trait sur lequel il peut avancer comme un funambule de la vie mais avancer quand même sans le rempart de la vodka qui tue.
A lire pour l'écriture aussi, le style abrupt et comme une conversation, qui suit les états d'âmes et les souvenirs;
Lecture fluide et facile néanmoins.
A lire pour savoir ce que ne nous raconte pas les journaux.