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Je me limiterai à la description des axes principaux de cet ouvrage ambitieux de Naomi Klein qui a déjà fait dans la presse l'objet de nombreux commentaires de la part de gens talentueux. L'objet de l'ouvrage : le choc (et sa stratégie) est une métaphore ou un paradigme : le choc politique, économique, social est à un pays ce que la torture est à un individu. Ceux qui pratiquent cette violence extrême partent de l'idée qu'il faut effacer et déstructurer pour écrire autre chose : "Nous allons vous presser jusqu'à ce que vous soyez vide puis nous vous emplirons de nous mêmes" (G. Orwell, 1984, cité par l'auteur). En fait, c'est faux, bien sûr. Le pays ressort brisé pour des décennies comme l'individu qui parfois meurt ou devient fou. En outre, le choc appliqué au pays implique souvent la torture massive des opposants : il y a donc un lien entre le niveau individuel et le niveau global. NK illustre son propos avec les expériences criminelles d'Ewen Camron de l'université McGill dans les années soixante, expériences financées par la CIA, le programme MKUltra, la méthode Kubark (Partie 1).

Le second fil conducteur qui donne l'unité à l'ouvrage (de la première à la dernière page) est la dénonciation constante de l'idéologie de l'école de Chicago et de son maître à penser Milton Friedman (1912-2006), fils spirituel de Friedrich Hayek (1899-1992). On suit la piste de l'application de ces théories dans un certain nombre de cas entre les années soixante-dix et les années quatre-vingt-dix : les pays du cône sud américain, Chili, Argentine, Bolivie, Brésil (l'opération Condor), l'Indonésie, pour finir avec la Pologne, la Russie (Eltsine 1993) et l'Asie d'une façon générale. La piste en question pue l'odeur de terre brûlée et de charogne : les société sont ruinées, mais lorsque leurs économies finissent par se redresser, les populations ont sombré dans la misère et les élites se sont enrichies sur le dos des pauvres au-delà de toute décence démontrant ici dans tous les cas qu'il n'y à pas d'effet de percolation : l'enrichissement de l'élite n'a aucun effet positif sur la misère des masses (Parties 2 à 4).

Les parties 5 et 6 de l'ouvrage portent sur la seconde phase de l'application de la théorie de l'école de Chicago, en fait, son aboutissement extrême par une application méticuleuse grâce au 11 septembre (dont la nature exacte n'est pas réellement questionnée par l'auteur). Le capitalisme crée le désastre (Irak, Yougoslavie, Afghanistan) ou utilise les catastrophes naturelles (Tsunami au Sri-Lanka, Katrina) pour mettre en place le circuit fermé des profits liés à la destruction et à la reconstruction. Rien n'échappe plus à la privatisation. L'État corporatiste n'est plus qu'une coquille vide au sein de laquelle les dirigeants des grandes sociétés privées agissent sans contrainte et s'enrichissent sans limitation.

La partie 7 (et dernière) est une réflexion sur la globalisation d'un tel système qui mène manifestement vers la fiction de Ruffin dans Globalia. Les élites accaparant les plus beaux espaces de la planètes se protègent dans des zones vertes derrière des murs de sécurité, 25% à 60% de la population est mise au rancard. "zones vertes" et "clôtures" de sécurité sont déjà les paradigmes d'un apartheid global.

Ce livre est passionnant, mais sa lecture est un peu déprimante même si la conclusion tente d'exprimer quelques réflexions optimistes. Les pages de remerciement mettent en évidence un travail relativement collectif même s'il revient à l'auteur de l'avoir écrit. Quelque absences remarquées dans un index pourtant bien étoffé : AGCS, Bilderberg, PNAC .. Enfin, pour faire une lecture réellement intelligente de ce bon livre, lire préalablement Friedman (Captalism and Freedom) et même Hayek (La route de la servitude) serait peut-être une bonne idée.
11 commentaire87 sur 91 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 2 septembre 2008
C'est un livre remarquable: une démonstration cohérente qui passe en revue 35 ans d'histoire contemporaine, des révolutions sud-américaines à l'Afrique du Sud, la Pologne la Russie, la privatisation de l'armée américaine, la crise asiatique, l'Irak jusqu'aux récentes catastrophes naturelles.
Malgré l'ampleur du sujet, la lecture est passionnante grace à la fluidité du style de Naomi Klein, étayé par une documentation impressionnante sans jamais être pesante. La défense du secteur public mériterait d'être un peu nuancée, car si on peut s'opposer à son démantèlement au profit d'intérêts privés, la recherché de l'efficacité reste nécessaire.
Je vous recommande la lecture de ce livre: c'est passionnant, stimulant, révoltant parfois; il en tout cas beaucoup d'informations, un point de vue et l'envie d'agir.
0Commentaire36 sur 39 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 23 avril 2011
Je ne reprends pas l'ensemble des commentaires postés : j'adhère à la plupart d'entre eux comme à la thèse de l'auteur...C'est d'ailleurs souvent le cas lors d'un achat de livre parlant d'économie, on n'achète que ce qui confirme nos opinions.

N.Klein a vu juste dans sa thèse et les exemples qui l'illustre sont pertinents, solidement appuyés par un travail de recherche qui force le respect. Mais voilà, l'auteur (et donc le lecteur) tombe bien vite dans ce travers typique des essayistes américains : trop de références, tout le temps et c'est redondant, la pensée progresse c'est sûr mais à quel rythme ! La thèse défendue est solide (heureusement après 700 pages de boucles), l'auteur ne fait pas dans l'émotivité ; la neutralité de ton est donc respectée, ce qui est à souligner pour un ouvrage d'économie.

Mais tout de même, entre la tendance française à virevolter d'une idée à une autre (ce qui rend la lecture vivifiante) et celle de Klein à s'appesantir derrière ses retranchements documentaires, un juste milieu doit être trouvé.
Le livre trouvera certainement une bonne réception dans les librairies, la crise aidant, il n'empêche que la thèse et les idées sous-jacentes de Klein ne sont pas neuves.

Les errances théoriques des Chicago Boys seront nettement mieux expliquées chez un J.Généreux ou P.N Giraud, le lecteur pourra alors jeter un coup d'œil à ses conséquences directes grâce aux exemples fouillés de La Stratégie de Choc. Tout ca pour ne pas oublier (ce que fait Klein, à mon grand regret, d'où les 3 étoiles) qu'une pensée économique n'a de force que si elle tirée par axe politique qui trouve dans celle-ci une justification à ses projets ; c'est ce caractère "reflexif" entre la politique et l'économie qui mérite d'être expliquée, voilà la thèse véritable dont Klein s'était pourtant donnée les moyens de soulever grâce à son travail...au lieu de ca, le lecteur est désormais un expert sur les méthodes interrogatoires de la CIA dans les années 60.
66 commentaires31 sur 34 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 31 décembre 2012
Ce livre est une référence au sens strict du terme. Car des références, il y en a. Et là où certains s'ennuient à la répétition des situations tout au long des 700 pages (quand même), je vois personnellement un essai redoutablement documenté et, de fait, un témoignage historique sur la frénésie économique de ces quarante dernières années.
N'en déplaisent aux ultra-libéraux, qui j'espère baissent les yeux à la lecture de cet ouvrage, Milton Friedman et sa clique de Chicago ne sont rien moins que des criminels contre l'Humanité et ils doivent répondre de leurs crimes. Basée sur la théorie fumeuse que le marché se régule de lui-même, les Chicago Boys et leurs élèves ont contribué à piller les ressources, déstructurer des pays, vampiriser les budgets publics à des fins privées, sans parler des méthodes utilisées pour le faire.
Le plus honteux dans tout ça, c'est que ces gens se réclament de la démocratie et de la liberté. Alors oui, on sait tout ça, le monde est fait de désastres et de conquêtes et bla, et bla. Mais il y a une différence entre savoir et comprendre. Aujourd'hui, je me couche un peu moins con qu'hier et je peux donner des exemples concrets lorsque j'engage la conversation avec la majorité des gens dont nous faisons tous partie à l'occasion: ceux qui parlent sur des sujets comme si ils avaient passé leur vie à l'étudier, alors que souvent ils ont juste vu un documentaire ou deux.
Naomi Klein est tout simplement ce que devrait être un journaliste: un chercheur impartial basé sur des faits. Ce livre paraîtra didactiques à ceux qui oublient cette vérité. Pour les autres, l'horreur de certaines révélations fera place à la joie de savoir.
Indispensable à qui veut mieux cerner les mécaniques du capitalisme extrémiste.
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le 26 octobre 2012
Friedman, dans sa théorie ultra-libérale affirme que seule la dérèglementation totale du marché permettra une auto-régulation de l'économie et profitera à tous.
Cette théorie se heurte aux démocraties qui ne peuvent fonctionner. Friedman en déduit que la loi d'un marché totalement déréglementé ne peut s'imposer qu'après un choc politique ou économique ou qu'à la suite d'une catastrophe naturelle.

Naomi Klein dénonce les élèves de Friedman qui, placés dans des postes clefs du FMI, de la Banque Mondial et de l'administration des Etats Unis, ont provoqué des coups d'état en Amérique du Sud, en Asie et en Afrique ou ont ont soutenu des dictatures corrompues pour imposer une déréglementation totale du marché.
Klein démonte également :
- la politique de Margaret Thatcher qui exploite la guerre des Malouines pour détruire l'opposition syndicale anglaise,
- la politique de l'administration Bush après la catastrophe naturelle de la Nouvelle Orléans afin d'imposer une déréglementation du marché.

Cet ouvrage, aussi passionnant qu'un roman, nous donne des éléments de réflexion pour analyser la politique de des dirigeants européens sociaux démocrates européens (directive Bolkestein, négociations de la Grèce et de l'Espagne, tentative de revenir sur toute la protection sociale en Europe, traité constitutionnel européen qui se proposait d'interdire toute loi s'opposant au marché).
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le 14 janvier 2013
Ouvrage de réference, d'anthologie de Naomi KLEIN qui permet de comprendre les raisons profondes des grands évenements de la fin du XX ème sciècle. Les coups d'état en amérique du sud, en asie du sud est, les boulversements sociaux en angleterre,
la crise grecque ....... les boulversements politiques qui se déroulent depuis 60 ans et ceux qui vont arriver dans le sprochaines années. Ouvrage destiné à tout ceux qui veulent comprendre et savoir pourquoi ......
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le 17 août 2014
Dévoilement sans appel des coulisses du Nouveau désordre mondial avec un exposé historique (et contemporain) très détaillé sur la manière perfide et inhumaine dont les vrais tenants du pouvoir (une poignée de diables humains) dirigent notre planète vers un désastre inéluctable. A recommander vivement à ceux qui vivent dans le monde des bisounours et qui croient que "tous le monde il est beau et tous le monde il est gentil"
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le 18 mars 2009
Ce livre de Naomi Klein est le "must" pour comprendre en detail et en profondeur la realite du monde moderne. Nous ne sommes plus en democratie depuis bien longtemps et le monde de la haute finance regit tout et decide de tout. Naomi Klein par sa somme de travail et de recherche pour ecrire ce livre devrait recevoir le Prix Nobel. Je n'ai pas ete perturbe par un livre depuis des lustres, j'ai ici ete servi.. A l'image du monde qu'elle decrit, le livre agit comme un electro-choc sur nos consciences. L'auteure a ete depressive apres avoir documente et ecrit les premiers chapitres de son livre. J'ai ete comme un zombie pendant plusieurs jour apres leur lecture. "La Strategie du choc" est un ouvrage absolument essentiel pour ceux et celles qui desirent reellement comprendre le monde actuel dans lequel nous vivons. Il est fondamental pour changer les mentalites, rendre les gens plus militants pour une vie meilleure, loin de tout ce fatras oligarchique prone par les sbires du marche-libre et autre fadaise d'un systeme economique obsolete. Naomi Klein a ecrit un livre qui restera a la posterite comme sans doute l'etude la plus complete d'un systeme economique mondial brutal et sans scrupules qui n'a pour but que l'enrichissement et la consolidation du pouvoir d'en extreme petit nombre au detriment des peuples du monde entier. Il est grand temps que le menage s'effectue et que ces criminels paient pour leurs forfaits.
Un livre bouleversant qui laissera des traces a la posterite.
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le 11 novembre 2012
Pas facile à lire mais la chronologie est respectée et malgré quelques longueurs la stratégie du choc vous ouvre les yeux sur l'évolution de la société. Le profit à cours terme et la destruction de l'Etat sont les moteurs d'une minorité à qui profite le chaos. Je pense malgré tout que la partie sur l'Irak est un peu trop partisane, l'auteure oublie de tenir compte de différents paramètres ayant eu une influence directe ou indirecte sur la reconstruction ou non du pays. La privatisation de nombreux secteurs appartenant à l'Etat n'apportent guère de solutions pour les peuples à l'exception de vider les caisses...
Il manque un lien entre cette stratégie et la libéralisation de l'économie instaurée par l'OMC. La mondialisation de l'économie a appauvrit autant que la stratégie du choc des millions de personnes. A méditer....
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le 1 avril 2013
Ce n'est pas un ouvrage facile à lire, et je regrette comme certains l'abondance de références qui nuit au plaisir de lecture. Mais ce travail de fourmi mérite d'être lu en entier. Personnellement j'y vais par petites doses. On ne peut pas faire l'impasse de genre de livres si l'on tient à garder l'esprit ouvert.
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