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le 27 août 2012
Aurélien Bellanger avant entre les mains un sujet en or et, selon moi, il n’arrive qu’à moitié à en faire ce « grand-roman-à-la-Balzac » qu’on nous annonce un peu partout (ou cet improbable mix litteraire entre Citizen Kane et Social network).

Le livre est divisé en trois grandes parties qui sont autant d’époques. La première sur les années minitels est la plus réussie. L’enfance et l’adolescence du héros y sont très bien racontées par un Bellanger qui arrive à créer une réelle poésie à partir d’une écriture assez sèche et factuelle ; l’époque des années 80 et du Minitel ne peut que vous plonger dans une certaine nostalgie si vous avez été enfant ou adolescent à cette époque ; et surtout, il y a de vrais personnages (cela parait étrange de dire ça, mais ça ne va parfois plus être le cas par la suite). Nous sommes véritablement dans un roman avec un héros visionnaire mais un peu autiste, pétri de contradiction, amoureux d’une prostituée…

Et alors qu’on a dévoré la première partie vraiment construite comme une saga, la seconde (sur Internet) est plus décevante : le personnage s’isole et n’interagie plus vraiment. On est face alors à une compilation de notices Wikipedia. Pas inintéressant mais on se surprend à penser qu’on préférerait peut-être lire la véritable histoire de Xavier Neil dans un bon magazine plutôt que dans un roman tourné de manière à ce que tout enjeu dramatique soit écarté.

Et en débutant la troisième partie, on bascule dans un autre monde. On n’est plus sur la « bio romancier » du patron de free, mais sur celle de Thierry Erhmann, fondateur d’Art Price, propriétaire de la demeure du chaos. Ici, le problème n’est par qu’Erhmann soit plutôt très original, c’est que Bellanger tente de fondre deux personnages radicalement différents en un seul et ce, de manière successive. Le personnage pête donc un plomb au 2/3 du livre et ce lance dans un catalogue de dépenses liés à des projets scientifiques de sciences fictions. Il ne vous reste alors plus qu’à tourner les pages de manière un peu dubitative histoire d’arriver une fin étrange et lâche.

Le très bon côtoie donc le pire. On en ressort cependant avec l’impression légèrement désagréable que l’auteur, plutôt que de prendre le temps de se lancer dans le difficile et complexe travail d’écriture d’un « roman » (avec des personnages, des situations, des dilemmes, de l’émotion), à préférer livrer un mélange de notes wikipedia avec des bouts de sa thèse sur les mondes possibles de Leibnitz, histoire de faire intello et « houellbecquien ». Dommage.
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le 31 décembre 2012
Il faut reconnaître que le livre se lit facilement et qu'on a plaisir à s'y plonger, pour les deux premières parties. Cela n'en fait pas un grand livre.
En fait, TDI se présente comme une réflexion sur l'évolution des objets télématiques, une réflexion d'autant plus intéressante qu'elle est accompagnée de nombreuses anedoctes. Mais il est probable que Ballanger n'a pas osé s'en tenir à un essai et il a voulu noyer son analyse sous une histoire qui sert de fil de rouge.

Comme il est dit dans d'autres commentaires, il y a quand même un joli patchwork de notices wikipédia. Certes, c'est bien fait, bien synthétisé, mais cela n'en fait pas de la littérature.
Quant à l'histoire de Pascal, elle est simplement inutile et creuse (après un début prometteur). Elle manque de profondeur. Voilà un personnage dont nous n'avons que deux dimensions, ce qui est dommage pour un roi de la nouvelle économie! Effectivement, on préférerait lire la vraie bio de Xavier Niel plutôt que ces petittes histoires qui n'apportent pas grand chose et dont il n'est pas permis de distinguer la notion réelle du fantasme.
Pascal fait effectivement penser à Citizen Kane, entre l'incrustation dans les événements réels, l'ambition, l'achat du manoir. Mais il manque ici cruellement la description du moteur du personnage et la part de mystère qui donnerait du volume à ce pauvre Pascal. Plutôt que Citizen Kane, je pense en fait à un autre personnage célèbre pour ses incrustations dans l'histoire de son pays, Forrest Gump, c'est sûr c'est moins flatteur. Finalement, on a l'impression que les choses se passent "malgré" Pascal et que la portée de son action n'est pas maîtrisée. Encore une fois du fait du manque d'ambition de Bellanger pour écrire son héros.
Et j'en reviens à mon propos initial: si Pascal n'intéresse pas Bellanger, pourquoi ne s'être pas limité à un essai?

Un mot sur la troisième et dernière partie du livre, complètement oiseuse, sans intérêt. Un trip futuriste qui ennuie plutôt que de prêter à réflexion.

Au final, un moment pas déplaisant car on y apprend des anecdotes, et le livre se lit facilement. Rien à voir avec un Goncourt potentil comme il a été décrit par certains!
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le 24 septembre 2012
L'idée de raconter le parcours de Pascal Ertanger, un jeune homme qui fait fortune dans les années 80 avec le minitel rose puis dans Internet, est prometteuse. L'homme a traversé une époque extraordinaire, où en quelques années on est passé de la préhistoire de la micro-informatique au monde globalisé du 2.0.
C'est sur cette promesse que j'ai acheté ce livre. Mais la promesse n'est pas tenue. On ne parle pas là de saga, on ne décrit pas une personnalité forcément hors du commun, sauf de temps en temps. La trame du livre est la description, étape par étape, de la théorie de Shannon qui quantifie scientifiquement la transmission de l'information, à l'origine de la définition du "bit" que tout le monde connaît, mais que personne ou presque n'est capable de définir. Entre chaque étape, un chapitre retrace le parcours de Pascal Ertanger, comme un parallèle illustré des innovations mathématiques et scientifiques qui ont révolutionné notre monde ces quarante dernières années.
A la fois traité scientifique, essai philosophique, biographie et roman d'anticipation dans ses dernières pages, ce livre ambitieux n'est pas à la portée de tous et m'a parfois découragé. Il n'en reste pas moins intéressant par les idées et les points de vue originaux qu'il véhicule et par la volonté de porter le lecteur à des niveaux de reflexion qu'il ne pourrait avoir par ailleurs. Les personnes en recherche de sensations ou de romance doivent passer leur chemin, ce livre restera froid et distant entre leurs mains. Il pourra en revanche plaire à ceux qui s'interrogent sur notre époque, difficile à décrypter, de par les quelques clés de compréhension qu'il donne.
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le 6 juillet 2013
... avec la troisième partie, l'auteur part dans un tel délire qu'il faut une bonne dose de ténacité pour finir le livre (je suis pourtant habitué à la lecture de romans un peu décalés)...

La première partie est une ode au minitel, ce petit terminal, qui, pour son époque était assez révolutionnaire, les pays étrangers auront beau nous critiquer sur le patriotisme français vis vis du Minitel, mais, dans le même temps, leur gouvernement n'a pas été caable de présenter une telle réussite.
Quand on lit ce livre et qu'on se dit que France Télécom a gagné des millions de francs avec les messageries rose du minitel, on peut se demander à qui a profité ces bénéfices, il y aurait eu de quoi équiper une bonne partie du territoire français en fibre optique, mais bon, à l'époque l’intérêt n'en était peut être pas évident...

La seconde partie consacrée à Internet, nous montre à quel pint, à un moment donné le minitel avec sa faible résolution d'écran et son débit désespérant bas a fait figure de dinosaure (sans compter qu'au moment où les ordinateurs avaient de belles résolutions en couleur, les écrans du minitel s'obstinaient à afficher des faibles résolutions en monochrome...)

La dernière partie a pris un peu trop de liberté avec ce qu'était le Web 2.0, et c'est là que l'auteur part dans des délires un peu trop gros pour être vrais...

Les deux premières parties permettraient de classer cet ouvrage dans la catégorie des livres de vulgarisation, la troisième nous plonge dans un monde de science fiction...

Cet ouvrage m'a fait penser au Da Vinci code, sauf qu'ici l'auteur ne dit pas "tous les faits sont avérés", et prend la précaution de changer le nom de la société Free et de son fondateur. La vérité est en partie occultée, s'il est vrai que le fondateur de Free fournit aujourd'hui le code source du logiciel de ses box, il est passé sous silence qu'au début, les box enfreignaient la licence du logiciel libre qu'elles utilisaient, la publication de ces codes a été certainement dictée sous la menace des représentants de la licence GPL...

Même si j'ai pris pas mal de plaisir à lire les 2 premières parties, ce roman ne mérite pas une note de 4 ou 5 étoiles, à cause de sa troisième partie, trop alambiquée, mais ne mérite pas 1 ou 2 étoiles, car il y a une certaine qualité dans l'écriture, la note de 3 étoile me parait donc juste.

Je recommanderais la lecture de ce livre, sans qu'il se trouve dans mon top 10 des meilleures lectures de cette année...
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le 3 décembre 2012
Après s'être patiemment aventuré dans la lecture de ce roman peu ordinaire sur un sujet qui l'est devenu, on ne peut que ressentir de la frustration. Elle naît d'abord de la forme usante du récit - biographie extensive d'un innovateur technologique qui mêle assez habilement la réalité à la fiction dans le sillage de Houellebecq mais qui finit malheureusement, comme on devait s'y attendre, par n'être plus qu'un ilot d'informations en quête d'une connexion Web - ensuite et surtout des nombreuses tentatives littéraires infructueuses de l'auteur qui ne parvient jamais ou presque à donner une vision profonde du phénomène de robotisation du monde qu'il se propose pourtant de mettre à nu. En optant pour une chronique technique aux accents philosophiques, il gâte délibérément le grand dessein balzacien qu'il s'était initialement donné pour ambition. Aura-t-il retenu la leçon avant de noircir de nouveau des Lignes à Grande Vitesse ?
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le 27 octobre 2012
Il fallait bien un jour raconter ce que fut l'épopée de la micro-informatique. Aurélien Bellanger l'a fait. Quand on lit la première partie de ce livre, à condition d'avoir été adolescent en région parisienne dans les années 1980, on se dit que c'est un livre qu'on aurait pu écrire soi-même. Pour celui qui a connu cette époque, il y a cependant quelques détails bizarres: qu'est-ce que c'est (page 68) que cette histoire de kit pour enregistrer les programmes de ZX81 ? (Le ZX81 a toujours pu lire et enregistrer des programmes sur cassettes. C'était juste long et pas toujours fiable). Bien qu'assez complète, l'évocation de la "micro" des années 1980 aurait pu être encore mieux si elle avait fait référence à certaines "légendes" comme le journal "Hebdogiciel" ou le créateur de jeux vidéo Philippe Ulrich. Pour le reste, le récit mêle habilement l'histoire et la fiction. L'évocation de la bulle internet et du délire de certains patrons ne manque pas d'ironie. Je suis par contre nettement plus critique sur la dernière partie qui ressemble à un galimatias cosmo-messianique écrit par les frères Bogdanov sous LSD. Quand on veut délirer à partir de la science, pourquoi pas, mais il faut le faire avec à la fois lyrisme et légéreté. N'est pas Thomas Pynchon qui veut ! Au final, l'impression d'ensemble de ce roman rappelle un peu "Survivance" d'Alain Monnier.
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le 2 janvier 2013
Ce roman est une ineptie. Sur le plan scientifique, il est clair que l'auteur ne comprend rien à la Théorie qu'il expose savamment. Que de contresens sur la Théorie de Shannon! Que d'affirmations fausses! L'auteur ira même jusqu'à affirmer que l'Iliade contiendrait une information de l'ordre du Gigaoctet. Contrairement à un Balzac qui prenait le temps d'étudier le sujet de ses romans, on peut regretter que l'auteur n'ait même pas pris la peine de faire relire le sien par un scientifique. Ce roman se veut celui d'un érudit, l'auteur ne peut s’empêcher de faire constamment des références à la biologie, la physique et les mathématiques, mais la seule chose qu'apporte cette pseudo-érudition est un discrédit total du lecteur envers le caractère quelque peu scientifique du roman. Pourquoi donner un tel titre alors ?

L'auteur se veut de plus mystique, en exagérant - et c'est peu dire ! - les implications philosophies de la Théorie de l'Information, il s'embarque dans des délires métaphysiques où la plus grande confusion règne. Les concepts d'entropie, d'incertitude, de chaos, précisément définis dans le cadre de la théorie, se retrouvent à vouloir tout dire. Les références conspirationnistes ne font que confirmer le sérieux de l'auteur.

Si le roman a un intérêt, c'est dans la description du progrès des technologies de l'information. L'auteur retrace ainsi, assez fidèlement, l'historique de ces technologies. Mais l'histoire en elle-même est assez abracadabrante. Je doute que l'auteur est une connaissance précise du monde de l'entreprise dans lequel évolue son personnage. Certaines scènes sont absurdes, comme l'entretien de notre héros avec le président de la République..

Finalement, on est bien loin d'un quelconque Balzac contemporain. Les qualités littéraires du roman sont douteuses. A croire parfois que l'auteur se méprend sur le sens de certains adjectifs !
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le 6 septembre 2012
Sous des allures de roman, cet ouvrage est avant tout un Objet Littéraire Non Identifié… Voici ce qui vaut sans doute à l'auteur tant d'articles dithyrambiques dans la presse !
A travers cet essai romancé (je ne vois pas comment le qualifier autrement), c'est toute l'histoire de la révolution informatique qui nous ait contée à travers trois grandes époques : l'invention du minitel, le développement d'internet, l'émergence du Web 2.0 (Web participatif).
La première période est passionnante : Chapitres techniques et chapitres romancés alternent pour notre bonheur. Malgré des aspects parfois un peu trop scientifiques qui pourront rebuter quelques lecteurs, on se laisse prendre au jeu de l'histoire du héros, jeune geek avant l'heure, qui va devenir un acteur important dans le développement du minitel. Un personnage qui a de l'épaisseur et auquel on s'attache…
Cependant, on déchante rapidement dans la seconde partie : l'histoire s'englue dans des considérations financières qui relatent sans nulle doute la vérité historique de l'émergence d'internet mais se révèlent bien peu palpitantes… Par ailleurs, le héros perd singulièrement en personnalité et… J'avoue en être arrivée à me moquer totalement de ce qui pouvait lui arriver dans la suite de l'ouvrage ! Un comble pour un roman !
Le troisième partie est d'avantage une réflexion sur le Web 2.0, l'aventure Facebook, etc. du concret, de l'actuel et… une digression vers la Science Fiction qui aurait pu être intéressante. Mais… Elle se résume à quelques pages seulement. Et le héros devient tellement antipathique qu'on peine à finir la lecture de ces quelques 500 pages...
A mélanger tous les genres, on obtient au final un espèce de gloubi-boulga bien froid… Un livre à lire pour l'aspect scientifique, technique et historique d'une technologie qui a bouleversé notre époque. Pour ce qui est du roman… Un ouvrage à oublier sur le champ !
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 19 novembre 2013
... et pourtant l'idée d'être passionné par le parcours de Pascal Ertanger (un clone du fondateur de Free) n'était pas évidente.

Ce livre est très ambitieux par sa portée, par son travail de documentation parfois ardu pour des non-scientifiques (thermodynamique & théorie de l'information que j'avoue avoir parfois sauté) mais ça change des histoires d'amour à l'eau de rose entre Sèvres Babylone et la place Saint Sulpice dont nous abreuve le roman français contemporain.

Je trouve dans le style froid et technique de Bellanger, dans les thèmes ambitieux des parallèles avec les Particules élémentaires de Michel Houellebecq. Au travers de ce parcours, Aurélien Bellanger retrace la révolution télématique depuis les années 80 jusqu'à nos jours. C'est le roman d'une époque, d'une France qui croyait encore au progrès technique et à sa place dans le monde. La première partie sur l'enfance de Ertanger à Vélizy et sur ses premiers pas dans les sex-shops et le minitel rose est un véritable chef d'oeuvre. Paradoxalement, on est pris par cette aventure qui n'a pourtant rien d'un thriller. L'histoire d'amour avec Emilie est à la fois belle et triste.

La seconde partie sur internet est un peu moins passionnante car nous connaissons mieux cette période. C'est finalement la fin où Ertanger part en vrille dans un délire futuriste post-moderne qui m'a le moins passionné.

Malgré cela j'ai dévoré ce roman en deux jours. Si vous en avez assez des couples qui se font la gueule, se trompent, se séparent ou se retrouvent en claquant des portes, lisez ce grand roman.

Il en vaut la peine.
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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 27 novembre 2012
Le livre de Bellanger serait le premier (?) d'une école du début du XXIème siècle français, l’école houellebequienne. On retrouve en effet le style du maître, froid et détaché, le cynisme des idées, et finalement l'échappée vers la science-fiction. Mais ce roman est beaucoup trop inégal, comme l'ont signalé de nombreux commentateurs.
Au début, on suit avec intérêt les aventures de Pascal Ertanger, qui fait fortune grâce au Minitel rose, puis devient le patron d'un FAI (Démon, qui est le prête-nom de Free). L'auteur nous apprend beaucoup de choses intéressantes sur cette période des années 70 à 2000, sur les dessous financiers et les enjeux de pouvoir. J'ai compris (un peu!) par exemple la différence technique entre le Minitel (transmission par commutation téléphonique) et l'internet (transmission par paquets). On voit que par certains cotés, le Minitel avait une vraie avance sur internet, par exemple sur la façon d'en tirer un bénéfice financier. Je crois qu'aucun auteur n'avait encore expliqué ces détails au grand public. Néanmoins, il manque pour décrire cette période du Minitel tout le coté des échanges humains, qui ont été très particuliers à cette époque et dont il ne reste par définition aucune trace. En effet le Minitel ne gardait aucune trace des messages échangés, contrairement à internet. Bellanger se concentre surtout sur les aspects techniques, sur les machines, et très peu sur les échanges humains. On suit uniquement son héros solitaire et sa dulcinée, mais on a plutôt l'impression qu'Ertanger lui-même est une machine, qui avance peu à peu vers un emballement mortel. Donc l'histoire intime du Minitel reste à écrire.
Un autre aspect de livre est la dissertation savante sur la théorie de l'information, intercalée entre les chapitres sous forme de brefs textes en italique (steampunk, puis cyberpunk et biopunk). J'ai lu cela avec intérêt au début, mais rapidement j'ai eu l'impression d'un "savant fou" qui partait dans son délire, avec un mal de crâne qui me prenait quand je terminais la lecture du soir par ces pages.
12/20
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