Présentation de l'éditeur
Dans "La Valise", l'auteur évoque les huit vestiges emportés aveclui lorsqu'il a quitté l'URSS. A l'heure terrifiante du départ pour l'exil, Dovlatov contemple ces reliques qui correspondent à un épisode ou un personnage de sa vie vagabonde.
Quatrième de couverture
Sergueï Dovlatov émigra en 1978. Il quittait une Russie imbibée de vodka, « constitutionnellement délinquante, peuplée de personnages fous, impertinents, violents, faibles, irrémédiablement énigmatiques ». De cette Russie, transplantée dans la communauté émigrée de New York, il a fait un roman irrésistible de drôlerie et de tendresse : L Étrangère. La Valise raconte sa vie précédente dans la Russie des Soviets, faite de menus épisodes désespérants et cocasses d'absurdité. Quand on part pour ne pas revenir, quand on sait qu'on ne reviendra jamais plus, quel regard a-t-on sur les objets qu'on laisse ? C'est ainsi qu'est né le sujet de La Valise, mosaïque sentimentale qui, derrière la loufoquerie des personnages et des situations, laisse entrevoir l'universalité du chagrin et de la nostalgie. En Russie, tout émigrant n'avait droit qu'à trois valises au moment où il quittait le pays. Trois valises dans lesquelles devait tenir une vie entière. Dovlatov (à la fois narrateur et protagoniste) proteste, mais découvre ensuite que tout ce qu'il a accumulé au cours de sa vie en Russie tient facilement dans une seule valise (« qui plus est, de dimensions plutôt modestes »).
L'auteur vu par l'éditeur
Sergueï Dovlatov (1941-1990) est né dans une famille d'artistes du spectacle. Après une jeunesse anarchisante et dissipée, où il servit dans l'Armée russe en tant que gardien de prison, il se mit à travailler tant bien que mal pour des journaux de province, dont il se faisait régulièrement renvoyer pour indiscipline. À partir de 1978, ses livres paraîtront aux États-Unis. De Dovlatov ont été publiés dans cette collection L'Etrangère et le Colonel dit que je t'aime.