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La vie rêvée d'Ernesto G. Poche – 8 janvier 2014


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Descriptions du produit

Extrait

Chez les Kaplan de Prague, on était médecin de père en fils depuis une dizaine de générations. Le grand-père de Joseph, le professeur Gustav Kaplan, avait tracé un arbre généalogique qui remontait au début du XVIIe siècle avant de laisser son nom dans l'histoire comme découvreur de la maladie de Kaplan, affection dermatologique qui défigurait une des nièces de François-Joseph.
Il avait passé plus de cinquante ans à sillonner l'Empire dans tous les sens pour glaner scrupuleusement les dates des naissances, mariages, alliances et décès à des époques où chaque femme faisait une flopée d'enfants, où l'état civil était aussi aléatoire que les frontières, et même s'il y avait des ratures, des points d'interrogation et quelques blancs sur son document, il avait à peu près reconstitué l'histoire de ces médecins qui se reproduisaient comme des lapins.
Joseph revoyait Édouard, son père qui exerçait dans un bel immeuble de la rue Kaprova, dérouler sur la table de la salle à manger le précieux parchemin d'un mètre cinquante de long après l'avoir extrait de son tube en cuir vert, pour lui expliquer les méandres d'une arborescence embrouillée, certaines lignes se chevauchant ou se croisant d'une façon inquiétante et ambiguë. Joseph en avait tiré des conclusions qu'il garda pour lui. Personne ne pouvait nier qu'il y avait eu plusieurs mariages arrangés entre cousins, oncles et nièces. En ces temps lointains, dans ces sociétés fermées, l'instinct de survie primait.
Peut-être pouvait-on trouver dans ces alliances répétées une explication au manque de discernement de cette population et à l'erreur fatale qui devait conduire à sa quasi-disparition. A force de se répéter qu'ils avaient une chance exceptionnelle de vivre sous le gouvernement des Habsbourg, les juifs avaient fini par croire que les Autrichiens et les Prussiens étaient des amis, et quand ils les virent arriver, si beaux dans leurs uniformes noirs, ils ne se méfièrent pas.

Souvent, Joseph s'était demandé s'il était responsable de ce silence ouaté qui s'était installé entre son père et lui ou peut-être l'un comme l'autre étaient-ils incapables de se parler, une forme de barrière affective (de ces mots qui n'arrivent pas à s'échapper, dissimulés derrière des sourires de connivence). On se dit, ces paroles vont blesser ou tout gâcher, on les enferme au fond de soi et, avec les années, on les empile jusqu'à dresser un mur infranchissable.
Joseph n'avait pas réalisé la gravité de la Première Guerre mondiale. A Prague elle semblait lointaine, une sorte de jeu d'adultes qui se termina, il avait alors huit ans, dans la satisfaction générale par la création de la République tchécoslovaque. Sa mère Teresa faisait son éducation, lui parlait indistinctement en français et en allemand, elle avait plus de facilités dans cette dernière langue et projetait d'apprendre le russe avec lui pour lire Pouchkine dans le texte. Elle adorait la valse, la musique du bonheur, Édouard était raide et mal à l'aise, il pensait que le ridicule tuait et refusait de se donner en spectacle. Aussi Teresa voulut-elle apprendre la valse à son fils, elle n'eut pas besoin de longues explications. À sa grande surprise, il savait déjà. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Revue de presse

« Guenassia se révèle un formidable narrateur... Un roman captivant. Un coup de coeur. » --lepoint.fr --lepoint.fr

« Une grande traversée du XXe siècle qu on dévore avec passion. Un vrai roman pour nous faire oublier le blues de la rentrée ! » --Page

« Guenassia se révèle un formidable narrateur... Un roman captivant. Un coup de c ur. » --lepoint.fr --Ce texte fait référence à l'édition Broché .


Détails sur le produit

  • Poche: 576 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (8 janvier 2014)
  • Collection : Littérature & Documents
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2253194166
  • ISBN-13: 978-2253194163
  • Dimensions du produit: 17,5 x 10,9 x 2,3 cm
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En savoir plus sur l'auteur

Photo © Jean-Luc Bertini

Après des études de droit à Paris I, Jean-Michel Guenassia devient en 1974 avocat à la Cour d'Appel de Paris, au sein de laquelle il s'occupe essentiellement de droit pénal et commercial. Une fonction qu'il quittera en 1980 pour devenir scénariste.

Il travaille sur plusieurs longs métrages et sur de nombreux scénarii pour la télévision, sous son nom ou divers pseudonymes. Il écrit plus tard quelques pièces de théâtre. En 1986, son polar Pour Cent Millions est accepté par Liana Lévi ; il obtiendra le prix du roman policier, avant d'être adapté au cinéma.

En 2002, Jean-Michel Guenassia décide d'écrire le "roman de sa vie" et arrête toute activité de scénariste pour pouvoir se consacrer à l'écriture de ce roman. Il se reconvertit très vite en consultant en droit.

Son autre mi-temps est consacré à l'écriture du Club des incorrigibles optimistes. Six ans et demi, entre mai 2002 et décembre 2008, seront nécessaires pour achever l'écriture de ce roman, qu'Albin Michel publiera par la suite. Une suite était initialement prévue, mais Jean-Michel Guenassia y a provisoirement renoncé.
2009 : Prix Goncourt des Lycéens

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12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile  Par petite binh sur 17 novembre 2012
Format: Broché
La vie riche et mouvementée de Joseph Kaplan au travers du XXème siècle, de Prague, à Alger, passant par le Paris d'entre deux guerres.. il aura connu des lieux magiques, des amitiés plus ou moins fulgurantes, des amourettes et des amours, et, surtout, vécu une bonne part des temps forts de l'Europe..

J'avais déjà adoré le premier livre de JM Guenassia (Le club des incorrigibles optimistes), et c'est avec curiosité que j'ai entamé le deuxième... Je viens tout juste de lâcher ce roman littéralement ROMANESQUE que j'ai dévoré en 2 jours !
Tout d'abord, le plaisir de lecture s'explique par le fait que JM Guenassia a un talent rare et incontestable de conteur. Un style limpide, fluide, qui nous emmène partout avec lui. Il sait rendre vivants des lieux, des atmosphères, aussi bien que décrire avec justesse les caractères humains.

Joseph Kaplan traverse les époques, il croise des ambiances méconnues (Alger au temps de la colonisation, le Paris d'entre deux guerres et les bals du bord de Seine) autant que les grands moments de l'Histoire (le débarquement vu d'Algérie, les grandes époques de la Tchécoslovaquie commmuniste)..., mais toutes ces informations de contexte s'enfilent les unes aux autres, sans aucun ennui, au grès des multiples et toujours imprévisibles rebondissements qui vont jalonner l'existence centenaire du héros, ces derniers étant tout aussi crédibles les uns que les autres.
Joseph Kaplan n'est pas un militant politique. Il vit sa vie d'homme au gré des événements.
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29 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile  Par Kerbrat TOP 1000 COMMENTATEURSVOIX VINE sur 31 août 2012
Format: Broché
L'auteur nous raconte la vie de Joseph Kaplan un médecin juif praguois né en 1910 et qui va devenir un centenaire. Traversant le siècle il va parcourir les évènements tels la guerre d'Espagne, la seconde guerre, le retour en Tchécoslovaquie à l'avènement du communisme et jusqu'au-delà de sa chute. C'est aussi la vie de sa famille qui est décrite et notamment celle de sa fille Helena qui va rencontrer un certain Ernesto G.

La première chose à faire c'est s'abstraire du Club des Incorrigibles Optimistes. Et l'on découvre un livre d'une rare puissance. Je m'étais dit que depuis Koestler peu d'écrivains avaient décrit le siècle existant avec autant de talent et de témoignage vécu. Jean Michel Guenassia apporte un démenti d'une rare qualité. Il est impossible de résumer un tel livre qui nous apporte toutes les palettes possibles d'un roman, avec une écriture riche et fluide,de l'humour, du réalisme, des intrigues rythmées et qui nous font réfléchir sur le siècle, en nous parlant d'évènements pas forcément connus. Et l'on envie que Mr Guenassia se lance tel Zola dans les Rougon-Macquart dans une peinture de la société du siècle dernier avec tant de brio !
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile  Par B. Sandrine sur 17 novembre 2012
Format: Broché
Ce roman, bien différent du Club, nous laisse entrevoir cependant le même talent de l'auteur pour nous tenir en haleine et pour nous attacher à ses personnages qui sont pourtant parfois des antihéros...personnellement j'ai dévore ce roman, et verse une larme en le quittant. Toute la premiere partie est captivante, mais la seconde partie, faisant apparaître le personnage Ernesto G est vraiment délicieuse et originale. Chapeau pour le clin d'oeil judicieux et charmant à des personnages que l'on retrouve dans le Club des incorrigibles optimistes !
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par Feron Béatrice TOP 500 COMMENTATEURS sur 27 juin 2013
Format: Broché
Joseph Kaplan est un danseur fabuleux. La valse et le tango l'emmènent sur toutes les pistes. Dans ses bras, les filles les plus empotées deviennent des sylphides.
Mais Joseph n'est guère physionomiste. Quand il les croise ensuite dans la rue, il les dépasse sans les reconnaître.
Devenu médecin, il part pour Alger à l'Institut Pasteur. C'est là qu'il intègre un petit groupe composé de Maurice, Christine, Nelly. La vie est belle. Pourtant, la guerre arrive qui va faire voler son bonheur en éclats.
A travers les aventures de son personnage, Jean-Michel Guenassia nous fait traverser un siècle à toute allure. Fiction et Histoire avec un grand H se mêlent habilement. Né en 1910, Joseph nous emmène sur les pistes de danse des établissements de Paris. Il nous parle avec enthousiasme du tango et de Carlos Gardel. Il sillonne ensuite les quartiers d'Alger et fait de nous des habitués du Café Padovani.
Mais même dans cette ville, les juifs sont raflés. Dans les djebels, les habitants souffrent de la faim, triment comme des esclaves, meurent du paludisme. Loin de ses éprouvettes, Joseph est confronté aux dures réalités du terrain.
Dans les années 40, l'avortement est interdit. Les femmes qui ont recours aux « faiseuses d'anges » y laissent souvent la vie.
La Tchécoslovaquie existe encore. S'y rendre n'est pas une mince affaire. Quand Joseph arrive enfin à Prague, il y cherche en vain son père. Là aussi, la déportation a fait des ravages. La politique du pays est dangereuse. Les amis d'hier peuvent devenir des ennemis. Ces aimables voisins ne sont-ils pas des espions?
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