Description
Ce que n'est pas l'abandon à la Providence Beaucoup s'en font une idée fausse et justifient ainsi leur manière de vivre au sein de notre société Les critiques foisonnent et risquent de freiner une générosité dans le don de soi. Examinons-les en quelques lignes. L'abandon à la Providence n'est pas une solution de facilité, travers laquelle on pourrait comme fuir les exigences spirituelles et laisser la foi se diluer dans une sorte de quiétisme. Bien au contraire elle implique que nous veillions à ne point nous attiédir dans la prière et dans l'Amour du Christ Elle est une véritable école de foi et de confiance, et, à ce titre, constitue un chemin spirituel des plus constructifs. Cet abandon ne constitue pas non plus, en une passivité nous invitant à rester assis, "les bras croisés", en attendant que cela "tombe du ciel". Il recquiert un investissement de plus en plus prononcé, dans le don que nous faisons de nous-mêmes. Il s'agit d'on abandon très actif, sollicitant une forte dépense de soi, qui peut exposer à des critiques, des rejets, ou des humiliations, de la part de ceux qui ne comprennent pas une telle démarche. De même, il n'est pas une fuite devant les responsabiblités. La pratique de l'abandon à la Providence ne peut se vivre sans un engagement à divers niveaux devant Dieu et devant les hommes. L'oisiveté, dont on le taxe parfois, en est absente. Ce n'est pas parce-que Dieu prend soin de nous que nous n'avons pas à travailler au contraire. Saint Paul nous dit : Que celui qui ne travaille pas, ne mange pas. (2 Th 3, 10) L'expérience montre que ceux et celles qui s'en remettent, authentiquement, à la Providence, ne peuvent, et ne veulent demeurer oisifs, mais ils travaillent avec plus de zèle, surtout dans l'ordre des responsabiblités qu'ils assument. Enfin l'abandon à la Providence ne peut pas être un caprice de l'homme à l'égard de Dieu. Il n'est pas question d'attendre de Dieu ce que nous souhaiterions, au grè de nos fantaisies ou en vue d'une satisfaction égoïste (même si, et c'est bien normal, un exaucement de la Providence nous réjouit toujours). C'est dans sa sagesse et pour le témoignage de son Amour que Dieu donne, et donne encore. Il n'est pas forcé de donner, et pour le moins de donner n'importe quoi ! Nous n'avons strictement aucun pouvoir su Lui, si ce n'est celui de la confiance que toutes choses concourent au bien de ceux qui L'aiment. --Extrait
Présentation de l'éditeur
Dieu veut prendre soin de nous et met sa Providence au service de l'homme Mais celui-ci s'en préoccupe-t-il ? Certains de ses égoïsmes ne le rendent-ils pas indifferents à la bonté du Seigneur ? Pourtant cette Bonté demeure accessible et le Christ est venu nous en ouvrir l'accès. Comment en notre vie concrète vivre cette confiance en la Providence divine ? Evelyne Madre nous livre - en ce traité - de précieux et simples conseils, appuyés de nombreux exemples et anecdotes, afin de laisser l'amour de Dieu s'occuper davantage de nous.