Féérique jusqu'au bout des ailes, Labyrinth aura marqué l'imaginaire d'une génération. Non sans (de bonnes) raisons.
Beaucoup plus imaginatif qu'un Dark Crystal (tellement classique, hélas, qu'il en est devenu un !), beaucoup plus vivant, beaucoup plus exhubérant, beaucoup plus déconcertant mais aussi beaucoup moins sérieux, moins académique (et donc, bien moins côté auprès des fans de Fantasy), Labyrinth se distingue par son constant détournement des codes, sa naïveté rafraichissante, ses marionnettes et ses effets spéciaux particulièrement ambitieux (et réussis !), son humour délirant (empreinte Monty Python, il n'y a pas de hasard : Terry Jones est de la partie !), ainsi que son David Bowie inévitablement charismatique (jusque dans la perruque !).
Artisanal et tout public, le spectacle a pour lui ce charme désuet qu'ont les souvenirs d'un autre temps, entre émerveillement juvénile et nostalgie d'enfant perdu dans un corps de (trop) grande personne. Seul regret : le doublage français a été complètement refait pour rendre plus compréhensible certaines créatures, et il est hélas beaucoup moins bon que le précédent.
Mais qu'à cela ne tienne : si vous êtes resté un petit garçon ou une petite fille dans l'âme, perdez-vous dans le Labyrinth. Il y a fort à parier que vous n'en rechercherez même pas la sortie !