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Commentaires client les plus utiles
6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Une atteinte à la psychologie humaine,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lacrimosa (Broché)
Lacrimosa, référence à une séquence d'un Requiem de Mozart, est de ces récits dont l'écriture tourmentée, chancelante, croulante trépane le lecteur afin de le plonger dans l'abîme insondable de la nature humaine.Cet échange épistolaire entre l'amant et la défunte Charlotte, est d'un cynisme confondant. Charlotte se livre à une série de libelles déclamatoires à l'endroit de son amant (« le pauvre amour », « le mac », « le pervers », « l'espèce d'amour »,...), coupable de retracer les vicissitudes de son existence par l'écrit, destiné à être diffusé. Charlotte, personnage pétri de contradictions, exprime inlassablement sa géhenne tant à l'égard des vivants que des trépassés. Obvier à un tel état neurasthénique semble vain tant l'endiguement de ses meurtrissures psychiques relève du miracle divin. Comment comprendre un être qui prétend aimer et qui s'éteint sans afficher une once d'amour et de compassion à l'égard de ceux qui vivent ? La virulence des propos tenus semble hors de compréhension, et la rancune tenace atteint ici son acmé. S'extirpent d'une prose accablante, parfois empâtée, quelques citations poignantes, notamment celle assénée par le personnage masculin concernant la peine de mort (entendue comme celle relative à la mort): "[...] ne sera jamais abolie puisqu'on peut châtier les autres en se l'infligeant à soi-même". D'une âpreté pétrifiante, ce roman est de ceux qui suscitent des questionnements, amorcent une réflexion sur la complexité des relations humaines. Une lecture encline à déstructurer la pensée l'espace de quelques heures en la vautrant dans une mélancolie malsaine et qui contraint à s'interroger sur la nature des inclinations portées à autrui. Ne pas s' accommoder de cette fracture intimiste conduit irrémédiablement à vivre un moment de lecture douloureux. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Larme de dégout,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lacrimosa (Broché)
Oulà, voilà un livre dont j'ai bien failli ne jamais en parler. Mais je vais quand même vous dire ce que j'ai pensé des quelques pages (une bonne quarantaine)- en trop- que j'ai lu.Ce livre, je l'ai trouvé( mais suis-je la seule?) indigeste! De quoi s'agit-il? L'histoire est à priori assez simple; un homme raconte la dernière journée de son amoureuse auprès de ses parents et en alternance, la femme, raconte sa version. Selon l'un ou l'autre, l'histoire est racontée différemment. Quand le narrateur nous dévoile les faits, il utilise à profusion des termes dégoutants pour décrire les personnages, leurs actions et nous rapporter leurs dialogues. C'est avec un sentiment de réel dégout que j'ai plusieurs fois refermé le livre. Et puisque ce n'était pas un plaisir cet exercice de lecture, j'ai préféré arrêter. Peut-être ai-je totalement raté le propos de l'auteur, mais je pense que l'histoire elle-même n'est pas si original et n'a pas autant d'intérêt pour que je continue à subir ce supplice. Je déconseille fortement Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
Gâchis de papier et de temps...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lacrimosa (Broché)
Je n'avais jamais lu Régis Jauffret, et, après le calvaire qu'a été la lecture de son "Lacrimosa", je ne crois pas que je le relirai de si tôt. Car si effectuer un travail de deuil est chose courante dans la littérature, et si une indéniable émotion se dégage de l'évocation "post mortem" de l'être (mal) aimé, le mécanisme pervers de la mise en accusation de la littérature qu'actionne Jauffret est d'abord déroutant (la première "fausse" mort, délirante), puis embarrassant d'artificialité (la voix de la morte qui est l'auto-critique de l'écrivain), avant de devenir véritablement pénible. Terminer "Lacrimosa" est incroyablement fastidieux, car une fois qu'on a compris le petit jeu de Jauffret, il ne reste plus qu'à l'accompagner au long de son chemin de mortification, qui s'avère un véritable chemin de croix pour le lecteur. Ce qui est fondamentalement horrible avec ce genre de littérature, tellement "française" ("germano-pratine" ?), ce n'est pas seulement la tendance exténuante à l'auto-analyse et aux mécanismes conceptuels gratuits (après tout, Easton Ellis et Houellebecq, les deux plus grands écrivains vivants à mon avis, labourent le même sillon), c'est le peu de foi que Jauffret a lui-même en la littérature. Et qu'il en soit conscient est une preuve de plus à sa charge. Pour moi, un tel bouquin, à la complaisance et au nombrilisme écoeurants, aussi brillamment écrit soit-il, ce n'est ni plus ni moins qu'un pur gachis de papier et de temps.
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