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Ladies of the Canyon
 
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Ladies of the Canyon [Import]

Joni Mitchell Album vinyle
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Page Artiste Joni Mitchell

Discographie

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Biographie

Née le 7 novembre 1943 à Fort McLeod dans l'Alberta au Canada, Roberta Joan Anderson est frappée à l'âge de neuf ans par la poliomyélite. Pendant sa convalescence, elle développe sa sensibilité artistique et s'initie au chant. Également douée pour le dessin et la peinture, elle entreprend des études d'art à Calgary et commence à chanter dans un club local, La  Dépression. Au bout d'un an, elle… Plus de détails sur la Page Artiste Joni Mitchell

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Détails sur le produit

  • Album vinyle (15 décembre 2009)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : Import
  • Label: Rhino
  • ASIN : B002PZRBPU
  • Autres éditions : CD  |  Cassette  |  Album vinyle  |  Téléchargement MP3
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Descriptions du produit

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Après Songs To A Seagull et Clouds, Ladies Of The Canyon est le premier chef-d'œuvre de Joni Mitchell. À l'époque (1970), la chanteuse est très proche des membres de Crosby, Stills & Nash, ce dont rend compte sa musique qui évoque leur premier album éponyme. Pour la petite histoire, elle était alors l'amie de David Crosby et Graham Nash lui dédia "Our House". Sa voix est d'une pureté renversante et le répertoire, minimal au niveau des arrangements, tout en finesse. Aucun tempo enlevé, que des ballades : l'ensemble qui appelle au recueillement bouleversa plus d'un de ses pairs. "For Free" fut repris par les Byrds, "Big Yellow Taxi" par Bob Dylan et le magnifique "Woodstock", porté par les sonorités cristallines du piano électrique Fender Rhodes, sera un des morceaux de choix de Crosby, Stills & Nash. --Philippe Robert

Critique

Après l’austérité acoustique des deux précédents albums, Ladies of the Canyon est une rupture certaine. La voix angélique de soprano de Joni Mitchell est plus souple prenant parfois des intonations différentes sur une même chanson. Ce travail vocal se double d’une maîtrise instrumentale plus grande puisque Joni Mitchell, outre ses dons de guitariste, se révèle une pianiste très convaincante.  Sur plus de la moitié des titres, son jeu de piano donne à ses compositions une dimension et une amplitude inconnues jusqu’alors. Ailleurs, ce sont des arrangements « jazzy » discrets qui viennent colorer les titres de l’album : le solo de clarinette sur « For Free », les ponctuations de saxophone qui ferment « Conversation » et le Fender Rhodes de « Woodstock ». Des chœurs apparaissent pour la première fois sur « Rainy Night House », « Big Yellow Taxi », « Woodstock » et « The Circle Game ». Ce troisième album frappe par la grande justesse des arrangements comme si chaque couleur sonore avait été mûrement pensée avant d’être posée sur vinyle.   A cette excellence musicale et vocale, s’ajoute la grande qualité des textes où Joni Mitchell montre qu’elle est une des plus grandes poétesses du rock en activité, tout près d’un Bob Dylan. La plupart traite des relations amoureuses avec une délicatesse poignante, que ce soit sur la déclaration d’amour « Willy » consacré à son amant Graham Nash, «The Arrangement » qui relate une relation à trois ou le piquant « Conversation » où la narratrice s’énerve sur son rôle de confidente énamourée d’un homme marié.   Sur ces thèmes familiers se greffent des peintures sociales pertinentes. Dans « Ladies of the Canyon » , elle croque avec drôlerie le milieu artiste et bohème qui vit dans la plaine de Laurel Canyon  près de Los Angeles, où se retrouve tout le « gotha » musical d’alors. Le classique « Woodstock » est un des phares de l’album la consacrant malgré elle comme « reine » du mouvement « flower power ». N’ayant pu se rendre au festival de Woodstock pour cause d’embouteillages, Joni Mitchell écrivit cet hymne à l’utopie hippie de 1969 pour se consoler de l’immense regret de son absence. Le morceau devint un tube sous une reprise très « rock » par les Crosby, Stills, Nash and Young. La version de Joni Mitchell est plus riche en nuances et en variations, juste appuyée par la chaleur d’un Fender Rhodes. L’autre sommet «  Big Yellow Taxi », samplé par Janet Jackson trente ans plus tard, est une tentative réussie de chanson écologiste sur la baie d’Hawaï avec ce vers sans détour : « They paved paradise / And put up a parking lot ».   En plus d’une critique toute acquise, le public récompensera cette œuvre majeure : Ladies of the Canyon sera le premier album à dépasser les 500 000 exemplaires faisant de Joni Mitchell la chef de file du nouveau mouvement d’auteurs compositeurs naissants où l’on trouve Graham Nash, David Crosby, Stephen Stills et… un certain James Taylor.  



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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pour savoir ce qu'enchantement veut dire, 29 mars 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ladies of the Canyon (CD)
Pratiquement quatre décennies après avoir découvert "Ladies of The Canyon" vers 15 ans en 1971, écouter cet album aujourd'hui me fait toujours venir les mêmes mots à l'esprit : offrande, luminosité, harmonie. Joni Mitchell accueille l'auditeur avec la splendide mélodie de "Morning Morgantown", puis le fait voyager par quelques compositions d'anthologie comme "Conversation", "Ladies of The Canyon" ou encore le célébrissime "Woodstock", avant de le saluer fraternellement avec "The Circle Game", la description la plus juste et naturelle, sous forme de chanson, que je connaisse pour exprimer ce qu'est la vie. Que rajouter de plus ? D'abord dire que tous les autres morceaux sont très finement ciselés et que la performance vocale et instrumentale (à la guitare et au piano) de la chanteuse canadienne est peut-être restée sans équivalent dans ce genre musical depuis cette époque. Alors que l'on pouvait encore déceler un peu d'application et "d'exercice de style" dans les deux premiers vinyls de Joni Mitchell, "Ladies of The Canyon" est débordant d'assurance, d'évidence et d'impact en projetant à la fois des textes et des musiques à l'inépuisable richesse. C'est pourquoi il importe peu que vous découvriez ce disque presque quarante ans après sa sortie : son pouvoir communicatif est aujourd'hui intact et aura sur vous, je l'espère, cette mystérieuse capacité à illuminer et occuper les territoires secrets de vos quêtes musicales.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 CHRONIQUE DE JACQUES VASSAL MAGAZINE ROCK&FOLK, 30 octobre 2011
Par 
VIRY 02 (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ladies of the Canyon (CD)
CHRONIQUE DE JACQUES VASSAL MAGAZINE ROCK&FOLK JUILLET 1980 N° 162 Page 97
3° Album 1970 33T Réf : Reprise WEA 44085
Si "Song to a seagull" et "Clouds" révélaient une voix et une sensibilité poétique et picturale de femme, et faisaient de leur auteur une vedette, "Ladies Of The Canyon" va plus loin, qui fera d'elle une star, une artiste majeure de son époque et en particulier une musicienne accomplie. Joni Mitchell signe ici tous les arrangements, son piano prend - pour la première et non la dernière fois - le pas sur la guitare et elle est soutenue par d'autres instruments (violoncelles, flûtes, saxo soprano, clarinette, percus et choeurs). En cette année 70, Joni Mitchell, qui file le parfait amour avec Graham Nash, est installé dans une charmante petite maison à Laurel Canyon, et c'est à ses voisines (et, par ricochet, à-elle-même) qu'elle consacre la chanson-titre de cet album. Portraits de femmes, encore, de ces jeunes dames (parmi lesquelles Cass Elliott) qui aiment à recevoir dans leurs intérieurs à la désinvolture étudiée, en une sorte de luxueuse convivialité. Crosby, Stills, et Nash (et bientôt Young), alors en pleine gloire, sont de toutes les fêtes, la musique s'affirme et les trouvailles fusent. Mais tout cela ne peut masquer l'amertume de la célébrité : dans "For free", la chanteuse aperçoit un musicien de rues inconnu qui, sur sa clarinette, "jouait vraiment bien, gratis". C'est l'occasion pour elle de s'interroger sur la condition de star :
- A présent, moi je joue pour la fortune
- Et ces rappels derrière le rideau de velours
- J'ai une limousine noire et deux messieurs
- Pour m'escorter vers les salles
- Et je joue su vous avez l'argent
- Ou si vous êtes de mes amis.....
C'est la fin de "For Free", avec ce merveilleux petit solo de clarinette qui, tel un sanglot, gonfle avant de mourir, que le goût de Joni Mitchell pour lr jazz fait sa première apparition. Un goût qui, au fil des années, deviendra passion dévorante....Le piano fait encore des prodiges dans une chanson très intense - et sa composition la plus élaborée : "The Arrangement", réflexion sur la médiocrité d'une petite vie bourgeoise, mariée et bien rangée, qu'elle adresse à un ancien ami, elle qui a su en réchapper. On retrouve d'ailleurs ici le symbolisme des clés de "I Had A King"
- C'est toi le gardien des cartes
- Oui je sais ça devient dur
- De faire encore tourner les roues ;
- Et l'épouse qui garde les clés,
- Bien contente de faire partie du compromis....
"Riny Night House" est un ultime souvenir pour Leonard Cohen, tandis que l'écriture de "The Priest", avec son symbolisme religieux (fort rare chez Joni Mitchell), semble tout droit dictée par lui (surtout le dernier couplet).
Les trois dernières chansons, on s'en souvient sans doute, furent des tubes en leur temps : "Big Yellow Taxi", chanson écologiste, par son auteur ; "Woodstock" par C, S, N & Y ; "Circle Game", par Tom Rush puis Buffy Saint Marie. Elles sont devenues des standards.
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