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10 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Le Dahlia Noir était une femme, 1 avril 2006
Il est des auteurs de crimes qui écrivent avec les tripes de leurs victimes. Il est des hommes qui écrivent avec leurs tripes : c'est une signature, un talent rare. Steve Hodel est un policier qui a vu, enquêté, et résolu plus de 300 crimes, il aurait pu être blasé. De son métier il a gardé le professionalisme des questions pointues. De son expérience de vie il nous offre un regard profondément humain. Il nous livre, oui, les fils réunis en toile de son travail d'enquête. Et cela aurait pu suffire à faire un livre à lire. Lentement. Mais le crime qu'il révèle, entre les lignes, est un appel qu'un Aragon n'aurait par renié : car il démontre, aussi, comme on dévoilerait une oeuvre d'art, la Femme. Ce crime, "le Dahlia Noir" a été l'objet de milles commentaires. Steve Hodel a fait du Dahlia Noir, une femme. Et des femmes, ses soeurs. Etrangement, ce livre, précis, ce travail acharné, l'absence presque totale de l'Enquêteur s'effaçant devant les faits, les interrogations, laisse transparaître, aussi, un homme d'une humanité brillante. Il est impossible, après ce livre, de parler du "Dahlia Noir" ... Elle s'appelait Elisabeth, Elisabeth Short. Elle avait 22 ans. Elle aimait la vie. C'était une jolie femme. Elle était gentille. Elle a été transformée en "Happening". En soulevant la toile l'entourant, étrangement, Steve Hodel l'a recouverte d'une couverture de tendresse.
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