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39 internautes sur 40 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un film d'espionnage authentique, 12 novembre 2009
Un film d'espionnage digne de figurer dans les ouvrages de référence du genre. J'ai vu ce film en novembre 2009 à Montréal dans le cadre du festival Cinémania et j'ai tout simplement adoré. Une ambiance extraordinaire s'en dégage. Christian Carion a réussi, à mon avis, à doser justement tous les éléments qui rendent son oeuvre des plus crédibles. L'action se passe dans les années 80 et, contrairement à plusieurs films s'évertuant à recréer une "ambiance années 80", Carion réussi à nous la proposer en toute douceur. Musique, décor, costumes, tout y est, mais en toute subtilité.
Mais il ne suffit pas de bien camper "l'enrobage", encore faut-il y croire; pour ce faire la direction d'acteur prime. Ici, encore on y croit: Kusturica réussi à merveille à rendre le tourment intérieur que ce colonel vit. Il faut le voir, dos voûté en avant-plan d'un paysage enneigé avec ce regard de loup. Délicieux.
On comprend et on sympathise avec Guillaume Canet, dans la peau de l'ingénieur de Thompson, dépassé par les événements. La rebuffade qu'il reçoit de Willem Dafoe à la fin est jouissive.
Un film d'espionnage qui est digne de ce nom doit comporter des scènes dites "classiques": rencontres discrètes, double entendre, photographie et échange de documents et répercussions politiques. Elles y sont toutes! Personnellement j'aurais aimé voir une scène où notre colonel soviétique pratique une manoeuvre pour semer des "collègues" qui pourraient subtilement le suivre. Ce genre de tactique qu'on enseigne aux apprentis espions qui consiste à initier plusieurs heures d'avance une rencontre avec un contact en parcourant la ville au moyen de plusieurs moyens de transport, parfois en rebroussant chemin ou en prenant une direction opposée pour semer ses adversaires potentiels. Pas grave. Les scènes "typiques" sont bien menées et, surtout, on prend le temps de les savourer (on est loin de James Bond où l'espion d'antan est devenu l'assassin d'aujourd'hui).
Un tour de force rarement rendu dans le genre: rendre à l'échelle humaine une histoire essentiellement politique qui n'est pas banale: le début de la fin de la guerre froide. À ce niveau Carion et son équipe a très bien structuré le récit où le dosage de scènes palpitantes et émouvantes s'entremêlent dans une symphonie cinématographique des plus captivantes.
Enfin, je me dois de mentionner que j'ai particulièrement apprécié le fait que, entre Russes, les dialogues se tiennent... en russe. Cette insistance montre à quel point Carion a cru en l'importance d'être authentique et a su communiquer son enthousiasme envers son projet à toute l'équipe.
Jusqu'à présent, ma référence française pour le film d'espionnage était Les Patriotes (1994). L'affaire Farewell l'a d'ores et déjà remplacé. Merci M. Carion pour ce bijou cinématographique.
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16 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Excellent film d'espionnage, 10 février 2010
Guillaume Canet parevient, film après film, à nous surprendre par la qualité des intrigues, de la mise en scène, du jeu des acteurs. Cet homme est un véritable talent. Quelle exception (française) !
Je reprends in extenso le déroulé de l'histoire vraie très bien décrit dans "Rue 89" :
- "Officier de renseignement modèle progressivement désillusionné par le système soviétique, Vetrov (interprété dans le film par Emir Kusturica) prit contact début 1981 avec des amis français de Thomson-CSF, qu'il avait connus dans les années 60 à Paris, afin de livrer des documents à la DST, service de contre-espionnage français.
Dans un premier temps, un des ingénieurs de Thomson (interprété par Guillaume Canet), du nom de Xavier Amiel, assuma les premiers rendez-vous à Moscou, avant de laisser la place, en mai 1981, à un professionnel du renseignement, « PF », attaché militaire adjoint à l'ambassade de France à Moscou. Au total, près de 4000 documents soviétiques furent transmis à la DST. Grâce à cette taupe au sein du KGB, les Français découvrirent des pans entiers du dispositif de pillage scientifique et technologique des Soviétiques à l'Ouest.
Le président François Mitterrand en informa le président Ronald Reagan lors du sommet d'Ottawa en juillet 1981. La CIA et la DST travaillèrent sur l'ensemble des informations collectées, découvrant les faiblesses technologiques de l'URSS, dont ils surent tirer parti.
« Farewell » disparut un jour de février 1982 à Moscou, arrêté pour une affaire de meurtre d'un milicien et de tentative d'assassinat de sa maîtresse. Condamné à douze ans de goulag, Vetrov ne fut démasqué qu'en 1983 comme « traître », après l'expulsion par François Mitterrand de 47 « diplomates » russes en poste à Paris. « Farewell » fut exécuté."
Le film rend avec précision de nombreux points d'histoire dont celle de la méfiance réelle de Reagan à l'encontre de Mitterrand, héritier du programme commun avec le Parti Communiste Français. Pour l'Américain conservateur, ignorant de la politique étrangère, Mitterrand était un Rouge. Rappelez-vous qu'en France même, de mémoire le quotidien l'Aurore (qui sera absorbé par Le Figaro) avait fait la une - avant, juste après ? le second tour des élections présidentielles en mai 1981- en montrant un char russe sous-titrant : demain l'armée soviétique sera à Paris.
Cette révélation d'informations sur le système d'espionnage en profondeur des Soviétiques fit l'effet d'une bombe thermonucléaire. D'aucuns affirment qu'il s'agit de la plus grande affaire d'espionnage du 20° siècle.
Superbes acteurs : Guillaume Canet (ingénieur français Thomson), Emir Kusturica (quelle profondeur de jeu !) et aussi Willem Dafoe en agent froid de la CIA sont à l'apex de leur art.
Ce film est grand.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Bon film français sur une histoire vraie d'espionnage international, 18 octobre 2010
Tiré de faits réels ce film datant de 2009 est une bonne interprétation du cinéaste français Christian Carion de l'affaire d'espionnage intitulée "Farewell" . Elle a eu lieu dans les années 80 avec l'implication des services secrets de la France et des Etats Unis, du président Français F.Mitterrand , du président américain R.Reagan et du président de L'URSS M.Gorbatechv ce qui aurait participé à la fin du bloc soviétique.Emir Kusturica joue le rôle de l'agent double et Guillaume Canet celui de l'intermédaire entre l'agent double et la DST.
Ce film est très plaisant à voir surtout pour les scènes filmées en russie (rendu possible grâce à la coproduction de ce film avec le grand cinéaste russe M. Mikhalkov). Il permet une meilleur compréhension de cette affaire . De plus pour les amateurs de films d'espionnage il est tiré de faits réels mais vous n'aurez pas les effets spéciaux des films de James Bond.
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