Contrairement à une idée largement répandue parmi les historiens des sciences, Lamarck ne fut ni un prophète isolé, ni un précurseur de Darwin auquel on aurait omis de rendre justice. Telle est du moins la thèse soutenue par l'auteur, qui montre que Lamarck participa pleinement aux grands débats de son époque sur l'extinction des espèces, sur la réforme de l'histoire naturelle, la méthode naturelle en taxinomie et les limites épistémologiques des théories de la Terre.