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4.0 étoiles sur 5
dans la plus pure tradition anglaise..., 10 mars 2009
Si vous cherchez un roman distrayant, pétillant, léger mais pas bêta, pour un long voyage en train ou une semaine de vacances, ne cherchez plus, l'amour comme par hasard s'y prête parfaitement ! Angleterre, 1954. C'est l'histoire d'une amitié entre deux jeunes filles de 18 ans, une rencontre née du hasard entre la pétulante Charlotte et la bien plus sage et réservée Pénélope. Vivant dans un grand manoir délabré, Pénélope cherche un peu de gaieté entre sa mère veuve de guerre bien trop jeune, et son frère Inigo, fan d'Elvis. Jeux de l'amour et du hasard, soirées arrosées, émancipation de la jeunesse, coeurs à prendre et machinations diverses, rassurez-vous, le sentiment l'emporte malgré les chemins de traverse tortueux. Quelques secrets de famille, une ambiance très musicale, la timidité de l'Angleterre face à tout ce qui vient d'Amérique, et l'assurance de la belle Charlotte achèveront de vous convaincre de découvrir ce très sympathique roman, aux personnages secondaires tout aussi intéressants que ses deux héroïnes fantasques et rêveuses.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un roman anglais plein de charme, 8 mars 2009
Dans les années cinquante, Penelope Wallace rencontre Charlotte à un arrêt de bus et, sans la connaître, accepte de l'accompagner chez sa tante Clare afin de prendre le thé. De cette aventure inattendue naît une amitié qui amène les deux jeunes femmes à passer les mois suivants ensemble. Leurs rencontres se font souvent chez l'irrésistible Tante Clare mais aussi lors de soirées mondaines au Ritz ou ailleurs et, surtout, au sein de Milton Magna Hall, la superbe demeure des Wallace. Bâtie au Moyen-Âge, agrandie par la suite, Magna recèle de nombreux trésors mais a beaucoup souffert de la guerre, agonisant lentement, couvrant ses habitants de dettes. Eva Rice signe à mon avis ici un très bon livre qui s'inspire de beaucoup d'auteurs britanniques (Barbara Pym, Nancy Mitford, Lewis Caroll, Wilde). Outre le mélange savamment dosé de folie douce amère, de joyeuse insouciance et de confrontations plus ou moins faciles avec la réalité, j'ai savouré le cadre cosy et très britannique, entre Londres et sa banlieue, les grands magasins, Fortnum, les salons, l'heure du thé, les vieilles demeures un peu hantées et un esprit enjoué qui m'a touchée. Malgré sa légereté, ce roman est aussi emprunt de tristesse et de nostalgie, traitant du fossé qui sépare les adolescents de l'après-guerre et leurs parents, ce qui est notamment représenté par l'influence grandissante des Etats-Unis et l'apparition du rock qui vient progressivement remplacer le jazz. Le récit finit cependant sur une note très optimiste : la nécessité d'aller de l'avant et de croquer la vie à pleines dents. Dans l'ensemble un très joli roman, délicat, assez fin et, malgré quelques situations récurrentes, palpitant !
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
The lost art of keeping secrets, 10 mars 2009
Depuis la mort de son père à la guerre, la jeune Pénélope vit avec sa mère et son frère Inigo à Magna, la grande demeure familiale qu'ils ne peuvent plus entretenir faute de moyens. Au hasard d'une rencontre dans une rue londonienne, Pénélope se lie d'amitié avec Charlotte, une jeune fille fantasque avec qui elle partage notamment une passion pour le chanteur Johnny Ray. Charlotte présente aussi à Pénélope sa tante Clare, qu'elle aide à écrire ses mémoires, et son cousin Harry, qui rêve de devenir magicien et de reconquérir Marina, une riche américaine. "L'amour comme par hasard" (quel dommage d'avoir ainsi modifié le titre original, "The lost art of keeping secrets" qui a tellement plus de sens et de saveur!) est un roman so british: On y croise des jeunes filles de bonne famille mais désargentées, des tantes excentriques et de séduisants cousins, on s'empiffre de scones au gingembre pendant l'incontournable tea time, et on y fait des "dîners de canard" dans des maisons qui tombent en ruine. Nous sommes en 1954, c'est la fin du rationnement, les anglais réalisent que la guerre est bel et bien finie. Ivres de liberté et d'insouciance, Pénélope et ses nouveaux amis enchaînent les soirées mondaines, se gavent d'art et de musique: Jazz ou rock'n roll, telle est la question, alors qu'Elvis Presley débute tout juste sa carrière de l'autre côté de l'Atlantique et que les Teddy Boys envahissent les rues de Londres... On se laisse facilement charmer par ce portrait d'une génération, qui aborde aussi des thèmes plus profonds, comme le deuil, l'attachement aux êtres et aux choses, le passage à l'âge adulte. "L'amour comme par hasard" est un roman charmant et virevoltant, sans doute pas inoubliable, mais avec lequel on passe vraiment un moment délicieux!
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