Platine
La belle initiative que voilà ! Top Model, égérie du "Velvet Underground", chanteuse culte et actrice fétiche de l'inclassable Philippe Garrel, Nico demeure plus de dix ans après sa disparition, le 18 juillet 1988 à Ibiza, une figure mythique et emblématique d'une époque révolue qui faisait rimer Sex, Drugs et Rock'n'Roll. Adulée par Morissey qui lui a donné son surnom de "plus belle femme du monde", baptisée "la déesse de la lune" par le pape du pop'art, Andy Warhol, amie de John Cale, Lou Reed, Leonard Cohen ou Jim Morisson, Nico laisse derrière elle un début d'autobiographie, quelques poésies à fleur de peau et une poignée d'albums assez méconnus du grand public, à l'exception du fameux Chelsea Girl. L'ensemble, réuni dans ce recueil, constitue le portrait forcément incomplet d'une femme meurtrie par la vie et d'une artiste en recherche permanente de pureté, de perfection et de vérité. Parallèlement, sort chez le même éditeur, l'autobiographie d'Ari, jeune photographe de 38 ans, né d'une idylle entre Nico et Alain Delon, dont il a hérité ce regard bleu acier, celui-ci n'ayant toutefois jamais reconnu sa paternité. Sur le mode de l'introspection, celui qui fut, dans sa petite enfance, la mascotte et le chouchou de la Factory, raconte avec pudeur et intelligence sa quête d'identité désespérée jusqu'à sa récente rédemption, due à la naissance de son fils, Charles. Au delà de tout voyeurisme déplacé sur ses rapports douloureux avec Delon, et au fil de son récit passionnant, très richement illustré de photos rares (signées Morissey, Giacomoni...), et ponctué de ses rencontres avec de nombreuses personnalités (Gainsbourg, Daho...), on se prend rapidement de compassion, voire d'affection, pour ce jeune homme que le mal de vivre a conduit, plus souvent qu'à son tour, aux portes de l'enfer.
Quatrième de couverture
Etre l'enfant de deux étoiles. De Nico, figure de proue de la culture underground, et d'Alain Delon, gloire du cinéma français. Depuis toujours Ari a été élevé dans cette certitude, bien qu'Alain Delon l'ait toujours démentie. Une rencontre fugitive, insensée, une passion au zénith, et, au coeur de l'été 1962, la naissance de ce fils.
Nico s'investit dans le cinéma d'Andy Warhol, de Philippe Garrel et entre dans l'aventure du Velvet Underground, elle est souvent absente. C'est alors la mère d'Alain Delon, avec son mari, qui élève Ari avant de l'adopter officiellement.
Neuf ans dans un institut catholique et l'adolescent décide de quitter la banlieue parisienne et ses grands-parents. Il rejoint sa mère lors de ses tournées et se plonge dans une féerie artistique dont elle est l'emblème incomparable. Durant une odyssée de huit ans à travers l'Europe, il partage sa vie, ses douleurs, sa légende.
Nico meurt le 18 juillet 1988. Ari a vingt-cinq ans. Définitivement seul, sa réalité vacille plus que jamais. Stupéfiants, errances, dépressions, hospitalisations, psychiatriques. Puis l'idée de raconter son destin pour trouver l'issue, ou du moins le plan du labyrinthe. Dès les premières pages Ari s'adresse à nous : " A vous lecteurs, saurais-je dire ?"
Aujourd'hui Ari a 38 ans, il vit à Paris. Sa décision d'écrire L'amour n'oublie jamais coïncide avec la naissance de son fils.