Tout d'abord, il y a le style, net et parfaitement en adéquation avec l'époque décrite. Sur ce point, on ne peut que rendre hommage à l'érudition de Florence Plazenet.
En revanche, à aucun moment ce livre ne m'a ému. Ce livre est d'une froideur chirurgicale, il n'y a rien de sensuel dans cette écriture, rien qui n'appelle à la compassion (souffrir avec). Je suis resté totalement extérieur à la passion décrite tant celle ci est désincarnée, même quand la chair se réveille, elle reste froide. Si c'est un effet de style, pour se montrer en accord avec les sentiments de l'époque décrite (XVIIème) où la mort d'un enfant ne provoquait pas la même douleur qu'aujourd'hui, soit, mais alors pourquoi avoir décrit des sentiments maternels incongrus pour l'époque ? mais même ces sentiments maternels sont vides et désincarnés.
Bref du grand art, certes, mais de l'émotion, point.