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5.0 étoiles sur 5
Le mystère des peurs d'enfant, 12 avril 2007
En commençant ma lecture, j'ai été happée par l'histoire, je me suis retrouvée projetée dans un petit village de la côte bretonne en compagnie de la famille Guérindel. Sans me lasser une seule seconde, j'ai écouté les quatre enfants, d'Enogat et Ewan, parler de leurs terrifiants cauchemars quotidiens.
Benoît, l'aîné, depuis qu'il est tout petit, cherche toujours mille stratagèmes pour repousser l'heure du coucher de peur de se retrouver face à cette femme qui marche sur la plage avec les poches pleines de cailloux. Lunaire, le cadet des garçons, âgé de 14 ans, chaque nuit est aspiré par les eaux noires où tangue un vieux trois-mâts fantomatique hanté par un équipage moribond où règne un capitaine effrayant aux yeux de tueurs. Guinoux, lui, est tétanisé par un cheval de pierre au corps gigantesque et ensanglanté.
C'est ainsi que chaque matin, les garçons se réveillent les yeux gonflés de mauvais rêves et la mine défaite, même le petit dernier, Simon, commence à voir ses songes de bébé se transformer en brume marine. Pourtant, Enogat, semble avoir tout fait pour éloigner cette malédiction qui frappe la fratrie, en leur sommant plusieurs fois de ne pas s'approcher du rivage, en prenant toutes les mesures pour éloigner ses enfants de la mer.
Pourquoi tant de mystère autour de cette immensité ? Pourquoi cette aversion envers la mer ? Que cache Enogat ? Quel démon du passé tente-t-elle de fuir ?
Lunaire, le plus vaillant des quatre, ne veut pas en rester là et va entreprendre d'analyser ce cauchemar qui le hante chaque soir afin d'apporter de la lumière à tout ce mystère qui plane autour des marins-pêcheurs de Terre-Neuve et qui l'amènera à rencontrer la troublante et énigmatique nonagénaire Ardelia ainsi que le sympathique Ebenezer, archiviste passionné, gardien de mémoire des ½uvres de mer.
Le premier roman de Gaëlle Nohant est un livre magique qui m'a ensorcelée. J'ai adoré cette plongée au c½ur des abysses en me laissant guider par ces personnages attachants. En refermant le livre, j'ai ressenti un pincement au c½ur, j'avais envie de continuer cette merveilleuse aventure, mais, hélas, toute bonne chose a une fin, c'est bien connue !
Je trouve également l'illustration de la couverture faite par Letizia Goffi étonnamment complémentaire avec ce roman.
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4.0 étoiles sur 5
irresistible plongée dans l'insoutenable, 25 août 2009
J'ai été happée dans ces délires cauchemardesques d'enfants en devenir qui recherchent des clés à leur rêves... le style est remarquable car il marie avec brio l'horreur violente des fantasmes d'adolescents et un lyrisme qui vous envoute tout en concervant beaucoup de simplicité dans les mots.
quelques moments un peu compliqués toutefois où on se demande ou tout cela va mener, mais la fin surprenante et originale est envoutante bien qu'elle nous laisse encore quelques questions sans réponse.
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4.0 étoiles sur 5
Bonne nuit ?, 28 avril 2008
Des cauchemars génétiques
Gaëlle Nohant nous emmène dans un monde qu'on croyait inoffensifs, ce monde des rêves... Mais très vite on apprend que les frères ne se souhaitent pas "fais de bons rêves" puisque "une bonne nuit est déjà une espérance".
Je ne pourrai pas concevoir une nuit où je devrais être sur mes gardes indéfiniment, moi qui adore dormir et dont les rêves rares m'aident à écrire, je ne pourrai pas vivre dans un no man's land de cet acabit.
Mais une fois commencé, nous n'arrivons plus à poser le livre et ses contes...
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