opéra en cinq actes du compositeur italien Stefano Land, réalisé à Rome en 1619.
Pastorale de style Tragicomedia (tragi-pastorale). Le livret, vraisemblablement du compositeur lui-même, est inspiré par La Favola d'Orfeo (1484) d'Angelo Poliziano. Contrairement à L'Orfeo de Monteverdi, l'opéra de Landi contient des éléments comiques qui en soulignent sa force, de nombreux personnages "annexes" donnent l'occasion d'histoires connexes.
Le pitch : Orphée qui n'a pas réussi à sauver son épouse Eurydice des enfers, renonce au vin et à l'amour des femmes. Bacchus offensé exhorte ses disciples féminins, les Ménades, à le tuer. Les dieux veulent sa mort pour qu'il les rejoignent sur l'Olympe, mais Orphée veut être réuni avec Eurydice dans l'Hadès. Après que Mercure lui ait montré que, après avoir bu les eaux du Léthé, Eurydice ne se souvenait plus de son mari, Orphée se résigne à l'Olympe.
Très belle écriture musicale qui me semble plus proche de Cavalli que d'une filiation Monteverdienne.
Toutes les scènes se terminent par des Choeurs de toute beauté.
Cyril Auvity est parfaitement à sa place dans le rôle titre ; il tire à lui des chanteurs excellents, motivés par la direction très inspirée de Françoise Lasserre, qui se laisse aller aux nombreuses facéties que l'environnement pastoral de l'oeuvre prescrit avec discernement et finesse.
Une belle production que j'ai exhumée de ma collection et réécouté avec un réel plaisir ; c'est dans l'ensemble frais et bien enlevé, même si au fond, le livret peut être d'une lecture complexe.
Je m'étonne que ce double album merveilleusement bien enregistré n'ait pas eu plus de commentaires ni de louanges.