Après 4 années à nous nourrir de textes trash, de vidéos décalées et de réflexions truculentes, le bloggeur belge Christophe Géradon nous livre enfin une parution papier à consommer où bon nous semble. "L'année rêvée pour disparaître" s'impose indéniablement comme un premier essai brillant. Projection fictionnelle aux personnages décadents, l'histoire regorge de références musicales so 90's au rythme desquelles on se laisse aveuglément happer dans le microcosme de l'anti-héros principal, Thomas Dorsainfang. En partageant avec nous une intimité proche du voyeurisme, l'auteur réussira même à nous imposer un rôle d'acteur dans cette scène de 130 pages à la chute plusqu'inattendue.
Une rupture d'anévrisme frappera-t-elle Géradon avant son prochain roman ? Honnêtement, et pour le bien d'un renouveau de la littérature, nous dirons que ce n'est pas souhaitable.