un roman très court (ou une nouvelle, pour ceux qui préfèrent...) qui nous plonge dans les subtilités de la littérature japonaise. Ogawa est un auteur très respecté, ce roman a eu les plus grandes récompenses japonaises. ici, le japon semble vide, très peu de personnages (quoique), presques pas de dialogues entre eux, de longues attentes. le tout dans une ambiance très fétichiste, puisque tel est le thème de ce roman. c'est donc aussi une relation amoureuse, une relation employé-employeur. bref, des thèmes qui sont chers à cette nation, et qui nous font penser à Amélie Nothomb (Stupeur et Tremblements) et à Tanizaki (Le Pied de Fumiko). Le style est admirable, l'histoire prenante, quoiqu'assez désarçonnante, déconcertante (comment comprendre cette scène où la jeune employée doit ramasser par terre des lettres minuscules éparpillées partout dans la salle d'attente, sous les yeux de son chef, muet, pendant toute une nuit ... hein ?).
A lire malgré tout.