La sortie de Jindabyne en août 2007 de l'australien Ray Lawrence nous a donné envie de revoir Lantana qui nous avait laissé une forte impression à sa sortie en 2001.
Et ça commence très fort, comme Jindabyne (où l'on voyait le crime se préparer), avec la vision d'un cadavre dans un buisson de lantana.
D'entrée de jeu on sait que tout ça finira mal et Lantana, c'est un peu la version «ville» (dans une banlieue blanche de Sydney) d'un Jindabyne qui serait «campagne» (dans le bush au contact des aborigènes).
Et à la relecture, les parallèles sont nombreux entre les deux films :
faux polar, histoire à plusieurs personnages, histoires de couples qui se défont, l'un des couples détruit autour d'une perte et d'un enfant, les non-dits à partir desquels se noue le drame, les personnages qui font le «mauvais choix» (ici : celui qui ne répond pas au téléphone, celui qui prend le raccourci, celle qui appelle la police, celui qui trompe sa femme, ...), ...
Comme autour du lac de Jindabyne, le «mal» ne semble toucher que les couples approchant la cinquantaine et à Sydney aussi, un couple plus jeune et plus innocent tire son épingle du jeu sans trop y laisser de plumes (comme le couple des surfeurs en camping-car de Jindabyne).
Lantana débute par une exposition assez longue (est-ce parce que nous avions déjà vu le film ?) où l'on découvre les différents personnages, les différents couples avec un habile jeu de chassé-croisé où tous ces personnages se rencontrent peu à peu, comme dans une toile d'araignée qui se tisse.
Le message est plus explicite : le mensonge (ne serait-ce que par par simple omission) détruit la confiance et sans la confiance il n'y a plus de relation possible.
Le drame survient ensuite et la toile se resserre autour de tous les personnages, qui ne laissera échapper que peu d'entre eux.
Une (re)lecture vraiment très intéressante pour ceux qui auront vu et apprécié Jindabyne ...