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L'apocalypse des travailleurs Broché – 29 août 2013


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Descriptions du produit

Extrait

La nuit, Maria da Graça rêvait qu'à la porte du paradis il y avait des vendeurs de souvenirs de la vie sur terre, des marchands aux boniments hauts en couleur, qui cherchaient à attirer son attention en agitant les bras comme s'ils avaient du poisson frais à vendre, s'attroupaient autour de son âme et lui proposaient pour un prix modique des objets censés atténuer le grand manque dont souffraient les morts, les derniers charlatans, pensait-elle, gênée même d'avoir à penser après sa mort, ou de se dire que c'était peut-être une bonne chose qu'on lui offre avant son entrée au paradis la possibilité d'emporter avec elle un objet, une image matérialisée, quelque chose comme la preuve d'une vie antérieure ou d'une saudade extrême, elle leur demandait de la laisser passer, elle était pressée, elle insistait, ne savait pas trop ce qu'il convenait de faire et ne pouvait rien décider, rien de rien, elle était perplexe et ne voulait pas courir le risque cupide d'avoir à s'engager dans l'éternité à partir d'un acte de possession, gagnée par une compréhensible angoisse, anxiété ou excitation d'être là pour la première fois, elle gardait l'espoir que saint pierre puisse l'éclairer et, un pied dedans et l'autre encore dehors, de pouvoir acheter le requiem de Mozart, la reproduction des fresques de Goya ou l'édition française de à l'ombre des jeunes filles en fleur.
Les portes du paradis étaient basses, contrairement à ce à quoi on pouvait s'attendre, il fallait se pencher considérablement pour passer, et dans la foule de ceux qui se démenaient pour qu'on s'occupe d'eux, la confusion était dramatique, créant de la violence et faisant s'élever de fréquents nuages de poussière, maria da Graça avait échappé aux vendeurs et elle essayait de calculer de quel côté de la place elle devait se diriger pour être sûre d'atteindre l'entrée, ce ne serait pas facile de parcourir ces cent mètres sans être bousculée, ou pire, sans être prise pour un de ces excités, et de se trouver ainsi obligée de demeurer à l'extérieur furieuse pour l'éternité.
Ils ne resteraient pas ici éternellement, pensa-t-elle, ils allaient continuer vers l'enfer, traînés par l'oreille comme des mal élevés, peut-être une fourgonnette passerait-elle et les ramasserait comme des chiens errants, des hommes en sortiraient pour prendre en chasse ceux qui se trouvaient dans ce cul-de-sac, les capturant à l'aide de grands filets qui les immobiliseraient, la place serait nettoyée pour un moment.
Maria da Graça suivait son chemin en essayant le plus possible de longer les murs, convaincue qu'étant décédée d'une façon si terrible, elle mériterait tous les pardons et serait admise au paradis, Maria da Graça se présenta ainsi, j'étais employée de maison, oui, femme de ménage, comme si elle n'était femme que de temps en temps, le temps de faire le ménage, et saint pierre lui demandait, qu'est-ce que cela veut dire, et elle répondait, c'est monsieur Ferreira qui m'a tuée, depuis longtemps il me faisait du mal et je me disais que cela devait arriver, saint pierre s'inclinait, la tête en arrière et le ventre en avant, et riait en disant, mais madame, cela n'a aucune importance à présent, les morts sont tous pareils, ils n'ont pas de profession et ce qu'ils ont appris à faire ne leur sert à rien, ou alors vous croyez qu'il y a ici des chambres à nettoyer, Maria da Graça insistait, mais je suis morte sans le vouloir, c'est le vieux, pour moi je serais (...)

Revue de presse

Comment faire de l'or avec des clichés ? Comment faire de l'humain avec ces pantins aliénés, qui ont si bien assimilé les poncifs qu'on leur a collés sur le front ? En prenant ces clichés au sérieux, répond l'écrivain portugais Valter Hugo Mãe : en les faisant grossir sous la loupe de la fiction, puis en les retournant comme un gant, avant d'en tirer des histoires d'amour, tragiques et drôles, plus vraies que nature...
Ecrit sans virgule et sans majuscule, le roman de Valter Hugo Mãe peut se lire comme un hommage au grand écrivain António Lobo Antunes qui, parmi les premiers, s'était proposé de " rompre avec la ligne droite du récit classique et l'ordre naturel des choses ". C'est sans effort aucun que le lecteur suit les démêlés de la tendre Maria et du suicidaire " Monsieur Ferreira " ; sans même y penser qu'il observe la longue marche de Quitéria et d'Andriy, tant l'écriture est à la fois fluide, entraînante, finement rythmée. L'Apocalypse des travailleurs, troisième volet d'une tétralogie, entamée en 2004 et achevée en 2010, est le premier roman traduit en français de Valter Hugo Mãe, né en 1971 en Angola. Son Apocalypse est l'une des plus réjouissantes découvertes de l'automne. (Catherine Simon - Le Monde du 19 septembre 2013)


Détails sur le produit

  • Broché: 197 pages
  • Editeur : Editions Métailié (29 août 2013)
  • Collection : Bibliothèque Portugaise
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2864249324
  • ISBN-13: 978-2864249320
  • Dimensions du produit: 21,4 x 14 x 2 cm
  • Moyenne des commentaires client : 3.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile  Par Yves Léonard TOP 100 COMMENTATEURS sur 5 octobre 2013
Format: Broché Achat vérifié
Maria da Graça voulait mourir d'amour, Quiteria voulait vivre d'amour. Seule cette infime différence séparait les deux merveilleuses copines "à la vie, à la mort", toutes deux femmes de ménage d'une quarantaine d'années, vivant à Bragança, petite ville oubliée dans un coin du Portugal qu'elles n'ont jamais quittée. Pour oublier leur quotidien ingrat elles rêvent d'amour. Maria de Graça fantasme sur l'amour que pourrait lui porter son patron, le riche, cultivé, inaccessible, Mr Ferreira qui la saute sans vergogne bien qu'elle soit mariée avec Augusto un marin peu aimable et souvent absent. Quand à Quiteria elle s'envoie en l'air allègrement et sans beaucoup de discriminations chaque fois qu'elle en a l'opportunité.
Tout change avec le suicide de Mr Ferreira, secrètement dépressif, ce maudit Mr Ferreira comme l'appelle Maria,car elle vit cette relation dans une grande culpabilité et passe ses nuits en débats tumultueux avec Saint Pierre qui entend l'empêcher d'entrer au paradis. Quiteria, elle, rencontre un jeune et vigoureux ukrainien, Andriy, venu gagner sa vie au Portugal, et cette liaison au départ purement sexuelle évolue progressivement vers l'amour.
Voilà pour l'histoire dont on ne dévoilera pas le dénouement, mais l'essentiel n'est pas dans l'intrigue. Il est bien davantage dans le style d'une grande fluidité (pas de majuscules et peu de virgules mais on s'y fait très bien) au service d'un humour constant et de beaucoup d'humanité.
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Par bapmf sur 6 février 2014
Format: Broché Achat vérifié
Très difficile à lire puisque il n'y a ni ponctuation ni majuscules. Je ne suis pas arrivée à le finir.
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