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L'apocalypse des travailleurs
Format: BrochéModifier
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Maria da Graça voulait mourir d'amour, Quiteria voulait vivre d'amour. Seule cette infime différence séparait les deux merveilleuses copines "à la vie, à la mort", toutes deux femmes de ménage d'une quarantaine d'années, vivant à Bragança, petite ville oubliée dans un coin du Portugal qu'elles n'ont jamais quittée. Pour oublier leur quotidien ingrat elles rêvent d'amour. Maria de Graça fantasme sur l'amour que pourrait lui porter son patron, le riche, cultivé, inaccessible, Mr Ferreira qui la saute sans vergogne bien qu'elle soit mariée avec Augusto un marin peu aimable et souvent absent. Quand à Quiteria elle s'envoie en l'air allègrement et sans beaucoup de discriminations chaque fois qu'elle en a l'opportunité.
Tout change avec le suicide de Mr Ferreira, secrètement dépressif, ce maudit Mr Ferreira comme l'appelle Maria,car elle vit cette relation dans une grande culpabilité et passe ses nuits en débats tumultueux avec Saint Pierre qui entend l'empêcher d'entrer au paradis. Quiteria, elle, rencontre un jeune et vigoureux ukrainien, Andriy, venu gagner sa vie au Portugal, et cette liaison au départ purement sexuelle évolue progressivement vers l'amour.
Voilà pour l'histoire dont on ne dévoilera pas le dénouement, mais l'essentiel n'est pas dans l'intrigue. Il est bien davantage dans le style d'une grande fluidité (pas de majuscules et peu de virgules mais on s'y fait très bien) au service d'un humour constant et de beaucoup d'humanité. Parce qu'elles sont touchantes ces deux femmes simples, comme le sont aussi les parents d'Andriy, resté là-bas dans la lointaine Ukraine, tout à leur amour pour leur fils exilé, Sasha le pauvre père en proie à des délires paranoïaques. Une des clés du roman est dans cette puissance de l'imaginaire qui envahit et parfois prend possession des personnages, au fond guide leurs vies.
Il est beaucoup question de sexe joyeux dans ce livre mais aussi de mort: les deux oiselles ayant pris l'habitude de se faire embaucher comme pleureuses dans les funérailles à l'entour ce qui est l'occasion de scènes d'une grande cocasserie mais également de bien des questionnements.
Finalement ce qui affleure derrière la farce c'est la tendresse vis à vis de ces humbles et la poésie de leur cœur en dépit de leur existence prosaïque. Ainsi dans les ultimes moments Maria da Graça pense..."Elle savait maintenant qu'elle ne trainerait plus jamais son cœur sur le sol, en nettoyant chaque tache qui, même après avoir disparu, continuerait à assombrir son âme".
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le 6 février 2014
Très difficile à lire puisque il n'y a ni ponctuation ni majuscules. Je ne suis pas arrivée à le finir.
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