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C'était l'un des hommes les plus riches du monde. Le jour où le vieux Nerio Winch disparaît, son cher Groupe W, conglomérat de multinationales, risque de disparaître avec lui. Les barons du Groupe s'inquiètent. Quand ils découvrent que le vieux Nerio dissimulait un fils adoptif, un certain Largo Winczlav, ils s'inquiètent encore un peu plus. Mais le Largo en question est loin de se douter du destin qui l'attend. Son souci du moment, c'est plutôt de s'évader de la prison d'Istanbul où il est enfermé pour meurtre...
Avec XIII, Largo Winch est l'un des grands succès du scénariste Jean Van Hamme. Adaptée des romans qu'il a lui-même écrits, la série met en scène un jeune milliardaire atypique. Belle gueule, bagarreur, coureur et pas conformiste pour deux sous, Largo a le chic pour se fourrer dans des situations impossibles. Pour le plus grand plaisir du lecteur, qui fonce tête baissée dans les scénarios impeccablement ficelés de Van Hamme, servis par le trait réaliste et efficace de Francq. Avec Largo, un seul mot : action ! --Gilbert Jacques
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Le dixième opus des turbulentes aventures de Largo Winch nous amène à Venise, où le milliardaire-aventurier vient sauver sa énième dulcinée mystérieusement enlevée. Les recettes qui font la gloire de la série sont toutes présentes, avec ce qu'il faut de playboys, de gansters, de jolies filles et surtout d'action. Les afficionados noteront d'ailleurs que le dixième épisode glisse un peu facilement - paresse du scénario ou calcul marketing pour accrocher la cible jeune ? - vers l'action pure et dure. Les scènes d'anthologie sur la violence des affaires - mélange d'O.P.A. et d'assassinats - ont fait la gloire du genre. Le businessman au grand cur semble d'ailleurs s'y complaire. On a eu la jungle birmane : les serpents, les dealers d'opium, la jolie révolutionnaire et tutti quanti ; on se tape Venise : la belle Italienne artiste et sensuelle, le bal (forcément), les aristocrates décadents... Ca n'est pas qu'on soit obsédé de capitalisme sauvage, mais bon, si toute la saveur de Winch vient d'un subtil dosage entre establishment financier et violence anarchiste, on ne voit pas pourquoi ils cherchent à appauvrir la sauce. Bien sûr, à la fin, Largo croise le cruel executive manager qui protège les intérêts du cartel, mais c'est vraiment ce qu'on appelle se raccrocher aux branches. Réflexion faite, en lisant le titre du futur onzième épisode Golden Gate, on se dit qu'il y a peut-être un subtil calcul éditorial derrière tout ça : une alternance stratégique d'épisodes : un coup exotique, un coup business, et tout le monde est content. Comme dans les réclames d'autrefois, "un produit qui ravit les petits et les grands". Au final, de morceaux de bravoure en intermèdes cryptosensuels, Largo Wich reste une valeur sûre.--A.M.F.--
