Eddie Anderson (Kirk Douglas) publiciste est marié avec Florence (Deborah Kerr) : ils habitent une luxueuse villa et mènent une vie sans problèmes. A la suite d'un accident de la route (il se jette contre un camion) Eddie fait un retour sur lui-même et se remet en question : lui, sa réussite sociale, ses rapports avec autrui. Il se souvient de Gwen (Faye Dunaway) et de leur liaison passagère mais heureuse. Eddie quitte alors sa femme et part pour New York. Il rend visite à son père très malade. Il rencontre Gwen : elle a un enfant. Naguère il n'a pas eu le coùrage de quitter Florence pour vivre avec Gwen. Il se rend à la maison qui l'a vu grandir. Il se souvient de son enfance, du décor familier, de ses parents et de la vie de famille...
Dans ce métrage, Elia Kazan dévoile sa vision -cinique- des rapports humains dans une société américaine corrompue par l'argent. C'est pourquoi, on est obligé de souligner les contradictions existantes entre les faits peu glorieux du sieur Kazan durant le maccarthysme et ses idéaux progressistes peu en rapport avec ses compromission avec l'organe du pouvoir. Ainsi, son oeuvre alternera entre ses prises de conscience de ses errances (L'arrangement, Le mur du Silence...) et la revendication voire l'apologie de ses dérives (Sur les Quais, Les visiteurs...).
Par contre, les qualités du film sont réelles et renvoie via une noirceur du propos une image peu flatteuse d'une Amérique si prompte à faire la leçon aux autres. D'ailleurs, cet opus reste honni aux USA en raison du peu de complaisance du portrait dépeint par Kazan de ses compatriotes.