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Si les scènes n'ont pas trop de sens, il faut juste y retenir quelques détails qui font toute la différence, les interventions de Nixon à la télé, les quelques allusions aux sixties dans les commentaires en voix off... Evidemment le tout est noyé dans les passages psychédéliques où Jonnhy Depp joue défoncé déjanté exceptionnelle tandis que son complice Del Toro joue la version colérique en proie au bad trip. Cependant dans de rares moments le film redescend et laisse place à des moments plus grave où nos "héros" apparaissent comme de vrais connards ou des fous dangereux, des scènes nécessaires pour contrebalancer le côté toujours marrant des appartements dévastés et des démarches atypiques.
La réalisation s'accorde au niveau de défonce où sont les protagonistes, la caméra chaloupée, les gros plan déformés etc. on retrouve beaucoup ces effets le long du film et Terry Gilliam parvient à ne jamais rendre cela lassant.
La mise en scène est impressionante : décors de luxes, lumières psychédéliques, monstres en tout genre, et surtout une direction artistique du tonnerre pour foutre un barouf monstre dans les chambres d'hôtels que les drogués visitent. Terry Gilliam n'a pas loupé son coup, il a réussi à faire un film aussi défonçé que ses personnages.
Quant au propos sur la drogue, on se demande s'il y en a un. Une scène hilarante montre des anti-drogues comme de véritables fasciste ("ne parle pas de sang tu risquerais de les exciter"), tandis que ses méfaits se produisent lors de la descente, on reste dans le flou, mais c'est quand même beaucoup mieux que Requiem for a Dream.
C'est un film à voir, drôle, décalé tout en étant profond, une certaine image des Etats-Unis par le maître Terry Gilliam.
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