Cette nouvelle de Balzac raconte comment on devient riche en assassinant un marchand (en le décapitant) et en laissant accuser son ami d'enfance.
Cela débute par un dîner où un allemand raconte l'histoire de ce meurtre, continue par la découverte du coupable par son futur gendre et se termine, sur une note cynique, par un concilabule entre amis censé aider le futur (ex ?) gendre à choisir entre l'honneur (ne pas épouser la fille de l'assassin) et l'amour (l'épouser quand même).
Ce texte dont l'essentiel se passe dans une auberge allemande peinte en rouge (d'où le titre) et dans une région (la Souabe) où stationnent les troupes françaises du général Augereau lors de l'année 1799 est réussi par le sujet traité, le ton -mi narratif, mi-descriptif-, la façon d'aller et venir entre le passé et le présent et par la présence permanente, soit au premier plan, soit en arrière-plan de l'Argent, ce veau d'or après lequel Balzac a couru toute sa vie.
Un très bon texte à 2 euros seulement.