Dans la préface de L'audace d'espérer (que j'ai lu en anglais), Barack Obama mentionne une journaliste qui lui dit avoir aimé son premier livre, Rêves de mon père. Elle ajoute cependant, « Je me demande si tu pourras être aussi intéressant dans le prochain que tu écriras. » Le sens qu'Obama prête à ce propos, c'est que celle-ci se demande s'il écrira avec autant de franchise maintenant qu'il est sénateur ou s'il sentira le besoin de peser ses mots pour éviter la controverse.
À mon sens, Obama surmonte ce défi efficacement. D'autre part, il n'a pas tout dit dans Rêves de mon père. En effet, depuis ce premier récit, onze années se sont écoulées durant lesquelles Obama a entamé une carrière politique. Il raconte ce que c'est que de mener une course électorale, puis ce que c'est que d'être sénateur - le travail requis, les contraintes du poste... Ce livre est moins autobiographique que le premier, consacrant une part plus importante à proposer des solutions concrètes aux nombreux problèmes de la société américaine (insécurité économique de l'Américain moyen, inégalités sociales, lacunes en éducation et en soins de la santé...). Il n'en demeure pas moins fascinant à lire.
Obama est doué pour l'écriture, et je veux déjà lire son prochain livre, à paraître après sa présidence, je présume.