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Commentaires client les plus utiles
13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Les yeux de Gene Tierney,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Laura - Édition 2 DVD (DVD)
Un critique disait de Gene Tierney : elle a les yeux de la couleur de l'océan, cet océan dont on peut voir encore le fond, à plus de 100m du rivage... Si vous découvrez "Laura" vous aurez devant vous la plus belle actrice jamais filmée depuis l'invention du cinéma. Pas moins. Gene Tierney, commédienne qui n'a pas eu une carrière remarquable (très tôt la maladie, la folie, donc l'alcool et les calmants...) mais qui bien dirigée, faisait des merveilles. Une beauté plastique inouîe, doublée d'une grâce hors norme. Son physique l'a plus aidé que son talent, avouons-le...
Ceci pour dire, qu'il est bien normal de tomber amoureux d'une telle femme. Et c'est ce qui arrive au détective de cette histoire, joué par Dana Andrew. Sauf que dans le film, Laura est une image, un tableau, car elle a été assassinée. Le détective enquête, donc, et au fur à mesure de ses investigations, découvre le parcours de la défunte, et s'éprend de cette femme disparue ! N'en disons pas plus. "Laura" est un peu comme "Psycho". La première fois, on ne s'y attend pas, et c'est la surprise totale. On savoure l'aspect thriller du film, son intrigue, ses mystères... Ensuite, on le revoit, en connaissant "le truc". On admire alors la mise en scène élégante d'Otto Preminger, composée de mouvements de caméra en triangle, pour relier les personnages entre eux, le triangle amoureux, de plans séquences savants (la première scène du film mérite à elle seule un decryptage complet), de coups d'éclat de violence brutale au montage sec. On savoure les dialogues piquants, inspirés, joués par des comédiens chevronés dans des rôles de crapules (Cliften Webb, Vincent Price magnifique de bassesse et de lâcheté). On savoure le thème musicale, mélodie envoûtante qui hante le film, comme Laura hante les esprits, encore après sa mort... "Laura" est évidement un film mythique, à la manière de "Casablanca" (réalisé la même année), où l'intrigue, la mise en scène, la musique, l'ambiance, les personnages, bref, où tous les aspects sont tellement maîtrisés que le film en devient quasi parfait. Gene Tierney apporte sa beauté et sa grâce infinie, troublante, au film qui sans elle, n'aurait été qu'une très bonne série B. La mise en scène de Preminger, et la présence de Tierney font définitivement de "Laura" un film inoubliable, d'une grande intelligence, un diamant noir étincelant, cruel et élégant. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
16 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un classique du film noir.,
Par Ouhman (Paris 18) - Voir tous mes commentaires (TOP 1000 COMMENTATEURS) (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Laura - Édition 2 DVD (DVD)
Tous les grands classiques ne vieillissent pas de la même manière et il est parfois difficile au spectateur de trouver un intérêt autre qu’historique à certains d’entre eux. Ce n’est pas le cas ici : bien que datant de 1944, Laura reste une œuvre captivante, à qui le temps passé donne même un surcroît de charme.Allongé dans sa luxueuse baignoire, le chroniqueur Waldo Lydecker observe le détective Mark Mac Pherson qui, pensif, attend dans le salon. Celui-ci vient l’interroger au sujet du meurtre de Laura Hunt découverte la veille, tuée d’un coup de fusil dans son appartement. Bien plus âgé qu’elle, Lydecker avait pour Laura une profonde tendresse : après avoir accompagné ses premiers pas dans le grand monde et présenté des gens importants, il surveillait de près ses relations, notamment Shelby Carpenter, un gigolo duquel s’était récemment entichée la jeune femme … Il serait dommage d’en dire plus sur l’intrigue et par là même de la déflorer. Reste qu’au-delà de l’enquête policière au suspense grandissant, Laura est aussi une peinture sombre et peu conventionnelle de la bourgeoisie citadine. Le jeu ambigu des acteurs, les dialogues acides et les jeux d’ombres permanents contribuent à donner au film un ton mystérieux, oscillant entre gravité et légèreté. Le seul aspect qui a mal vieilli est la musique, puisque comme dans tous les films de cette époque, on doit subir de fréquentes envolées de violons, plus soûlantes qu’envoûtantes à la longue. Autre critique : l’intérêt plus que limité du deuxième DVD de cette édition collector. On y trouve deux documentaires de 45 minutes chacun sur la vie de Vincent Price et Gene Tierney, ce qui n’apporte que peu de choses au film, et aussi un mini documentaire de 10 minutes, instructif celui-là, sur la place de Laura dans le genre du film noir. Le premier DVD quant à lui, offre deux bonus intéressants qui sont des commentaires du film par un historien puis par une spécialiste du cinéma américain. Heureusement que ces deux personnes ont une bonne diction car les commentaires ne sont pas sous-titrés, ce qui est tout de même un peu honteux pour une telle édition. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Toujours pas une ride...,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Laura - Édition 2 DVD (DVD)
Un narrateur à la tonalité tragique, une scène à l'aspect burlesque, Laura commence. Toute la question sera de savoir qui était Laura...et plus encore qui l'a tuée. Qui a bien pu tuer cette femme parfaite dont l'envoûtant portrait séduit peu à peu l'inspecteur chargé de l'enquête ?
On aura tout dit de Laura et pourtant bien souvent pour apprécier un film il vaut mieux n'en rien savoir. En effet c'est sur le mystère et sur la qualité baroque de sa photographie que repose toute l'intensité du film. Cette édition rend justice au film de Preminger grâce à ses commentaires et documentaires qui permettent tout à fait de le replacer dans le contexte des séries B dont il est issu. Chef-d'oeuvre impérissable, Laura aura à jamais gravé l'image d'une Gene Tierney inaccessible, comme la Mort elle-même, femme fatale et pure. Elle incarne peut-être l'accomplissement avant l'heure du portrait féminin chez Preminger. Face à elle, Dana Andrews, cabochard issu de la comédie musicale de Broadway, est tout en retenue et en cynisme. Non, certes, on ne peut rien dire de Laura sans le gâcher tout à fait. Il n'y a pas de mot pour traduire ce qu'évoque un film noir. Il a ses défauts, bien sûr, mais qu'importe, c'est un autre monde... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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