Laurent Gerra m'a parfois amusé voici plusieurs années, avant notamment le fameux passage à l'Euro où il pastichait avec bonheur un Valéry Giscard (relevé) d'Estaing compoté à souhait.
La ficelle est usée.
La grossièreté emplit tout le discours. La critique, de légère, insolente, est devenue dure façon règlement de comptes.
Quelques exemples pour illustrer la nullité :
Le Pape Benoît XVI est mis sur le même plan que Le Pen (assez bien grimé) tous deux étant présentés comme résurgences du nazisme.
Je me moque totalement de la sexualité d'un joueur de tennis. Il joue pour gagner, pour le spectacle de celui qui le regarde. Alors pourquoi balancer avec force sourires gras des injures sur l'homosexualité de Mauresmo ? et attenter à sa vie privée ? Je refuse ces attaques. Rire de quelqu'un, c'est moquer ses travers de langage, d'expressions corporelles : oui. Mais jeter en pâture l'intimité d'une personne signifierait donc que sa sexualité est déviante ?
Laurent Gerra est un bourgeois bien conservateur, un bon "rad'soc", façon III° République, sans envergure, sans imagination ; un agitateur de façade.
Quelques amusements dans ce flot de répétitions vous arrachent parfois le sourire, jamais le rire.
Qu'ai-je donc été faire dans cette galère ?