J'avais hâte de le lire, tellement le personnage m'a toujours intriguée, fascinée, amusée même, avec sa gaucherie, sa timidité maladive, sa démarche hésitante, son élégance hors du temps, comme ses lunettes d'ailleurs ... Bouquin vite lu et sans doute vite écrit, baclé, répondant à une envie visiblement mal cachée de dire que Saint-Laurent, c'est du vent, que Courrèges, c'est mille fois mieux. Quel intérêt de lire une bio aussi insipide ? Aucun. Absolument aucun. L'auteure ne cache même pas son aversion pour YSL (cela dit, c'est son droit, mais quand j'achète un bouquin, j'ai envie de savoir si c'est un pamphlet ou une bio sérieuse, et là, sur le coup, j'ai été eue), ses créations, ses relations, et surtout pour Pierre Bergé, dont le plus grand tort, on le devine en filigrane tout au long des pages, aura été, mesquinerie ultime, de fermer ses portes à madame Lelièvre et de ne pas la recevoir avec les honneurs, tapis rouge et champagne. Petit. Très petit. LA bio du créateur d'Opium et de la Mondrian, c'est le pavé de Laurence Benaïm, 600 pages, 8 euros en poche. Là, y'a vraiment pas photo.