Premier roman de Maxime Chattam, qu'il avait à l'époque publié sous le pseudo Maxim Williams, Le cinquième règne livre une histoire d'adolescents qui se voient obligés de combattre l'incarnation du Mal.
Comme d'habitude chez Chattam, il y a quelque chose de très manichéen dans l'exposition de la lutte du Bien contre le Mal.
Mais l'histoire est plutôt prenante, à la lisière entre du Stephen King (un vague rappel de "ça" ou encore de "La tempête du siècle"...) et du Dan Simmons dans son livre "Les chiens de l'hiver" : ambiance glauque assurée, avec toujours quelques détails sanglants et violents comme Chattam aime à en disséminer parfois.
Le rythme qui fait le succès de Chattam est déjà là : les chapitres s'enchaînent et l'on a toujours envie de poursuivre l'aventure, de plonger plus avant dans la connaissance de l'histoire pour comprendre, pour savoir, pour voir... et les personnages principaux sont plutôt attachants.
Remarquons toutefois que par rapport à ses livres suivants, l'originalité du Cinquième règne réside sans doute dans son caractère fantastique. Et personnellement, je trouve que ça lui va plutôt bien à Chattam. C'est un genre dans lequel on le sent aussi à l'aise que dans ceux qu'il a pu développer dans ses autres ouvrages.
Bref, sans atteindre des sommets, c'est une histoire à vous donner des frissons dans le dos, à lire sous la couette, au chaud, dans la demie obscurité de sa chambre...