LE CHIOT
Quel que soit votre choix, rappelez-vous toujours les origines du chien que vous souhaitez adopter :
- ne prenez pas un terrier si votre jardin est rempli de fleurs : la sélection en a fait des chasseurs de souris invétérés et vous n'éviterez pas les trous dans votre pelouse,.
- ne craquez pas pour un dalmatien si vous habitez en ville : ils avaient l'habitude de suivre les calèches à chevaux et ont besoin de quelques kilomètres de promenade journalière,
- ne pensez pas aux chiens de chasse si vous n'aimez pas les longues balades ou si vous habitez en ville.
Si votre choix s'est arrêté sur un Bernois, réfléchissez aux conditions de vie que vous allez lui offrir. Il est en effet très utile de rappeler que le Bouvier Bernois est un chien très dépendant de son maître. Lorsqu'on dit que c'est un "pot de colle", ce n'est rien de le dire : il faut le vivre pour le croire. Il était, en Suisse, gardien de troupeau et non conducteur : il n'a donc pas l'habitude de prendre des initiatives. Il était dressé pour suivre les paysans sans batifoler dans les champs, pour tirer une charrette d'une allure constante.
Ce chien a donc été estimé bien avant la sélection des couleurs pour son aptitude à être à l'écoute de son maître.
Certains me répondront que tous les chiens ont besoin de compagnie et je suis entièrement d'accord mais un chien de travail comme un chien de chasse par exemple sait prendre des initiatives et analyser une situation beaucoup mieux que nos Bernois à qui on a demandé depuis le début du siècle d'obéir sans discuter. Certes, les remaniements génétiques ont fait de notre Boubou un chien un peu plus vif que dans les années 1950 mais il lui reste malgré tout un énorme besoin de présence : inutile de poursuivre votre envie si vous travaillez toute la journée !
Vous pouvez toujours rencontrer ou connaître un bernois heureux vivant au 4ème étage d'un immeuble avec un maître absent toute la journée. N'oubliez jamais que pour un chien comme ça, 4 ou 5 ont été replacés ou mis à la SPA. Ce sera peut-être le vôtre dans 1 an, pensez-y !
1 - Comment trouver un élevage
Vous pouvez contacter la Société Centrale Canine au 01 49 37 54 00 qui vous fournira une liste d'éleveurs par région ou aller à la page des portées disponibles sur son site, http ://www.scc.asso.fr/.
Au cours d'une exposition, vous pourrez non seulement voir plusieurs races et les comparer mais également discuter avec les éleveurs ou les propriétaires.
L'Association Française des Bouviers Suisses met à votre disposition les adresses d'éleveurs répondant à certains critères : seront notamment données en priorité les adresses des éleveurs qui ont signé une charte d'élevage dont vous trouverez les textes en intégralité en annexes. Vous pouvez visiter le site du club : http ://afbs.asso.fr/ ou téléphoner au 0 825 000 023.
Vous avez bien compris qu'étant éleveur, je ne peux que vous conseiller d'acheter un chiot inscrit au Livre des Origines Françaises (L.O.F). Ne faites pas la bêtise de dépenser votre argent sans aucune garantie pour un chiot sans papiers. Je suis effarée par le nombre de magasins que les gens peuvent faire avant l'achat d'une machine à laver par exemple : on compare les prix, les garanties,... et à côté de ça, ils vont jusqu'à payer un chiot 1200 Euros en animalerie sans même en connaître les parents !
Chez un éleveur, les prix varient de 800 à 1300 Euros (tarifs 2006) pour un chiot inscrit au LOF, tatoué ou puce, vacciné et cédé à partir de 8 semaines. Les éleveurs n'ont pas l'obligation de respecter un tarif défini car les prix sont libres et non imposés par le club de race.