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Le Bluff éthique
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le 29 janvier 2012
Le choix chronologique du professeur Schiffter fait de son ouvrage davantage un cours que la démonstration prédite dans la formulation du titre. L'exposé, plus scolaire que réflexif donc, n'en est pas moins efficace, voire concluant :
L'éthique part de l'idée que le monde est améliorable, qu'il laisse à désirer. Elle est une promesse à laquelle l'homme désorienté et moutonnier veut croire, aussi vaine qu'est illusoire la représentation mentale du « kaos » fait monde sur lequel elle se fonde. Il semble que l'homme moderne, prisonnier d'un désir qui panse son éternelle détresse, esclave de sa « raison », ne quitte pas cet état de croyant, que ce soit par la science et la métaphysique ou par l'éthique, les unes prometteuses d'un monde logique et structuré, l'autre d'un monde possiblement meilleur.
Ainsi « Lucien (de Samosate) se plaît à ridiculiser l'espoir et l'effort -feints ou sincères- de changer les humains qu'il (le philosophe, le sage) tient pour des animaux psychiquement faibles, prompts à diviniser tout et rien, avides de se vautrer dans la bigoterie et la dévotion, mais plus pathétiques encore quand ils s'avisent d'insuffler des nuances dialectiques et de la haute moralité à leurs superstitions.(') Toute quête de sagesse trahit à ses yeux un snobisme ontologique soit, comme tout snobisme, un complexe malheureux d'infériorité qui trouve à s'oublier et à s'enchanter par des signes, des gestes et des paroles empruntés à une catégorie d'humains illusoirement perçus comme supérieurs(') ».
La plupart des philosophies et éthiques ne relèveraient que d'une 'habileté verbale à louer ce qui devrait être en déniant et condamnant ce qui est afin d'amoindrir terreur et désespoir. Et Schiffter, désabusé provocateur que l'on reconnaîtra dans son ultérieure « Philosophie sentimentale », de finalement nous abandonner au choix contemporain entre deux Don Quichotte : un BHL qui dans sa confusion entre Tragique et Mal s'efforce d'exister en s'époumonant contre ce dernier, et un bas-normand illuminé'... sauf à nous rallier à l'humilité du cynique biarrot?
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le 1 avril 2014
Le "Bluff éthique" est sans doute le livre le plus "didactique" de Frédéric Schiffter. Mais, tout en opérant une grande revue historique et critique (souvent au vitriol) des éthiques, Schiffter ne cède rien sur son habitude d'écrire clair et net. Un manuel "anti-gnangnan" que Lucien de Samosate, l'auteur de "Philosophes à vendre", n'aurait pas renié. Bien pensants s'abstenir.
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le 24 septembre 2010
J'avais découvert Frédéric Schiffter en lisant son "Contre Debord", qui m'a beaucoup influencé et m'a conduit à Clément Rosset et à son indispensable "L'anti-nature".

J'avais plus ou moins cru comprendre que, dans "Le bluff éthique", Schiffter s'en prendrait, notamment, à Michel Onfray (croyance renforcée par un articulet fort pertinent qu'il avait fait paraître contre le torchon Freudophobe de l'hédoniste normand vendeur de savonnettes).

Or, le cas Onfray n'est pas vraiment abordé. On a droit à un historique de l'éthique grecque dans un style pompeux et chiant, qui n'est cependant pas un style universitaire. On a l'impression que Schiftouille a voulu "monter en gamme", se la jouer vrai philosophe qui "construit une oeuvre". Le résultat est "entre-deux" : ni sérieux, ni funny. Bâtard.

Ensuite, l'ami Frédo nous explique les leçons de Hobbes, Machiavel, La Rochefoucault, etc., parce que eux, au moins, ils sont cyniques et ça c'est bien. C'est amusant, tous les auteurs encensés par Schiffter sont ceux chez qui Jean-Claude Michéa trouve des affinités avec le projet moderne qui trouve sa concrétisation dans le libéralisme (on se reportera à L'empire du moindre mal : Essai sur la civilisation libérale).

D'ailleurs, au moment d'évoquer Carl Schmitt, Schiffe rigole de ceux qui auraient quelques préventions contre cet homme et ironise sur sa mauvaise réputation, tout en expliquant que l'oeuvre de Schmitt c'est génial. Génial, peut-être, mais nazi, surtout.
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