Le zen ne s'enseigne pas.
Et vouloir en transmettre l'esprit relève d'une illusion qui est précisément le fondement dont il se réclame. C'est dire si l'entreprise est candide et vouée à l'échec.
Ces 120 contes n'en sont pas, pour la plupart. On y mélange tout et n'importe quoi, de l'aphorisme pour érudit naïf à la fable pour les enfants. D'un point de vue strictement littéraire, c'est assez pauvre. D'un point de vue spirituel, c'est indigent. Sauf le respect dû au grand-maître qui a cautionné ce recueil, le non-initié n'en retient que deux choses : le monde est illusoire et sa vacuité sidérale.
Deux adjectifs qu'on peut appliquer sans risque à l'ouvrage.