SYNOPSIS : Une bande d'escrocs dirigée au pied levé par un truand retiré des affaires : Ferdinand Maréchal dit "le DABE", utilise les talents de graveur de Robert Mideau (le cave) pour imprimer des faux billets...mais, rien ne se passe comme prévu et...rira bien qui rira le dernier...!
Cette comédie policière de Gilles Grangier est très librement adaptée d'un roman d'Albert Simonin et totalement réécrit par Michel Audiard, l'argotier de génie des années 60/70...Ce dernier concocte ici quelques-uns de ses dialogues les plus percutants.
Au début des années 60, après une grosse éclipse, Jean Gabin est redevenu la star préférée des Français. Avec son phrasé inimitable, il règne désormais sans partage sur Box office et régale son public de répliques calibrées comme autant de cartouches meurtrières.
Lorsque Grangier, Simonin et Audiard viennent présenter le scénario à Jean Gabin chez lui à Deauville, le vieux lion se régale ! il est tellement satisfait du résultat qu'il les garde en pension tout le Week-end...!
Le casting de rêve choisi par Gabin et Grangier est un vrai bonheur, voyez plutôt... Bernard Blier, Maurice Bireau, Françoise Rosay, Ginette Leclerc, Franck Villard, Martine Carol, Robert Dalban et Antoine Balpêtré !!!... Tous campent des personnages truculents, hauts en couleurs. Ils sont des amis de Gabin et d'habituels compagnons de jeu de Michel Audiard pour lesquels ce dernier tricote de savoureuses répliques.
La critique d'alors (1961) sera mitigée et la presse catholique souligne le manque de moralité de l'entreprise (rien qu'ça !)...mais qu'importe, le public fera un triomphe aux aventures du "Dabe" (le Roi, en argot) et de son cave, Maurice Bireau, alias Robert Mideau..!
Cette excellente parodie demeure pour moi une des fierté du Cinéma populaire français ainsi qu'un joli "pied de nez" à la prétentieuse "nouvelle vague" trop souvent prompte à démolir ses pairs dans les pages des "Cahiers du cinéma". Ceci, afin de pouvoir s'imposer aux étudiants avides d'intellectualisme à 2 balles pour des films parfois abscons qu'il était de bon ton d'encenser à la Sorbonne en se donnant l'illusion d'être supérieur à la moyenne !
Mais rien ne résiste au talent, messieurs les pisse-froid...! et l'avenir nous a donné raison. Qui, aujourd'hui peut citer rapidement et sans hésiter : 10 films de Godard..?... bon, 8 seulement... juste comme ça, pour voir ?..!!!............................. C'est bien c'que j'pensais.
Alors merci à Audiard, Verneuil, Grangier, Lautner, Granier-Deferre, Le Chanois, Giovanni, La Patellière, Delannoy, Oury et pleins d'autres...de nous avoir reposé les neurones avec intelligence et beaucoup de talent.