La comparaison avec Le Nom de la Rose d'Umberto Eco n'a pas manqué d'être faite, et effectivement, les romans sont proches dans l'ambiance et l'aspect policier de l'intrigue, mais là où le brillantissime Eco use (et abuse?) d'une érudition impressionnante, rendant son ouvrage difficile d'accès, Iain Pears apporte ce qu'il faut comme culture historique, philosophique et scientifique à son roman; il a su parfaitement recréer l'univers de l'Angleterre du XVIIe siècle.
Mais l'aspect du roman qui m'a le plus séduit, c'est l'originalité de la narration: ici, pas de trame linéaire, pas de description objective des faits, pas une seule vision d'une histoire, mais quatre, chacun apportant ses connaissances des événements, communs ou propres, nous éclairant progressivement sur une intrigue en ajoutant (ou modifiant) les pièces d'un formidable puzzle.
Une dernière chose, ne vous laissez pas rebuter par le nombre de pages, la richesse de ce livre mérite amplement ce volume et le récit ne s'égare jamais.
Lisez-le, c'est un grand livre.