Voici la suite de l'excellent Bienveue au Club, qui nous plongeait dans la jeunesse des années 70. Si Bienvenue au club avait une petite touche de folie et de frivolité, le goût est cette fois-ci plus amer et nous place dans la noirceur des années récentes. Cette suite est plus critique et acerbe, n'hésitant à écorner la politique de Tony Blair. Aujourd'hui, cete jeunesse a 45 ans, s'est dégarnie et a pris du ventre. Nous retrouvons avec plaisir nos personnages et découvrons que la vie n'a pas été idyllique pour tous. Si Paul est devenu un politicien ambitieux, son frère et les amis de ce dernier semblent plutôt vivre la crise de la quarantaine. Ruptures conjugales, solitudes, échec de la création littéraire, c'est la décennie de de la désillusion pour ceux qui avaient rêvé leur futur dans les années 1970. Le roman fait entrevoir les choix des personnages, leurs conséquences et dévoile les mystères du passé.
Si le roman est un peu moins palpitant et moins entrainant, on apprécie cette ode à des personnages qui semblent fuir leur vie et tenter désespérement de poursuivre leurs rêves.