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Kafka avait entamé Le chateau en 1912, mais ce n'est qu'en 1922 qu'il reprend cette oeuvre qui restera inachevée car il manquera de courage à cause de la tuberculose qui le ronge, pour le conclure. La parution sera donc posthume alors que Kafka avait demandé à son exécuteur testamentaire de brûler l'ensemble de son oeuvre à sa mort. Kafka a mis beaucoup de sa relation entre 1920 et 1921 avec Milena Jensenska, journaliste tchèque et complice intellectuelle avec qui il vécut une passion épistolaire. Dans le Château, on lit en filigrane leur amour vain, mais aussi l'attachement inexorable de Kafka à sa ville natale, Prague dominée par son imposant château qui ne va pas sans l'inspirer pour réaliser son château personnel si oppressant et aux allures de forteresse ...
L'histoire est étrange, irréelle et parfois même surréaliste comme pour toutes les oeuvres teintées d'un esprit fantastique envoutant. L'intrigue semble à la fois basique et déstabilisante ce qui rappelle combien les contradictions de Kafka sont riches de sens, mais elle est de bout en bout captivante surtout quand on découvre le héros se démenant en vain contre tout un ensemble d'incompréhensions qui semblent infranchissables. On suit un harpenteur K, qui souhaite rencontrer le chatelain suite à une lettre qu'il affirme avoir reçue, mais face aux employés du chateau, il se heurte au rejet et au refus de compréhension. K, personnage simplement déterminé par une initiale comme souvent chez Kafka, va servir à mettre en lumière les grands éléments qui hantent l'auteur et notamment sa détestation de l'administration.
On retrouve sinon tous les thèmes chers à Kafka : l'administration et la tyrannie de la bureaucratie qui anéantit la liberté humaine, l'opression des systèmes, la folie de certains hommes, l'acharnement absurde et toutes les dimensions de l'Absurde dont Kafka est sans nul doute l'inventeur, bien avant Camus qui lui reconnaîtra ses apports...
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