Authentique titi parigot, Claude Moine voit le jour le 3 juillet 1942 dans le quartier de Belleville. Issu de la classe populaire, le futur Eddy Mitchell se shoote au sirop de la rue, entre la découverte du rock américain qui déferle sur l'hexagone dès les années 1950 la sincère admiration envers ces nouvelles icônes que sont John Wayne, Gary ... Plus de détails sur la Page Artiste Eddy Mitchell
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New York, Nashville et Los Angeles sont les trois hauts lieux de la musique populaire américaine où a été enregistré Le Cimetière des éléphants en 1982. Il en résulte l'un des tout meilleurs albums d'Eddy, un album qui, à l'exception de "Lucille" signée Michel Jonasz, ne comprend que des compositions du tandem Mitchell/Papadiamandis. Outre la chanson-titre (dont il existe une version new-yorkaise et une autre californienne) et "Il ne rentre pas ce soir", qui sont depuis longtemps devenues des classiques de Schmoll, "Je saurai encore t'aimer", "J'ai vendu mon âme au rock'n'roll" et "Mauvaises vibrations" expliquent que cet album continue de faire l'unanimité. --Philippe Margotin
Pas d'album en 81 : pris désormais aussi par ses tournages en tant qu'acteur, Eddy n'a plus tout à fait autant de temps qu'avant pour se rendre en studio et y enregistrer des disques.
Enregistrées en Septembre 81 à Nashville et sorties sous forme d'un 45t :
- 'Pauvre Baby Doll' de Moine/Papadiamandis : magnifique original country dans la lignée des meilleures chansons d'Eddy et hommage au cinéma une fois de plus - 'L'alternance' de Moine/Papadiamandis : rock 'heavy' plutôt bof
Ces deux chansons ont été intégrées à la réédition en CD de l'album 'Racines' de 84 sur la version originale duquel elles ne figurent toutefois pas.
Enregistrée en Novembre 81 à Paris pour une émission de télévision :
- 'Noël blanc' : une formidable reprise de l'intemporel 'White Christmas' d'Irving Berlin, paroles françaises de Francis Blanche, avec Jean-Jacques Milteau (notre 'harmoniciste diabolique' bien à nous) à l'harmonica et des choristes français ; cette chanson figurera sur le fameux 'Fan album' de 84
Pendant l'été 81, Eddy avait proposé au cinéma parisien 'L'Ermitage' une première 'Dernière séance' dont le succès fut tel que dès Janvier 82 il lança à la télévision (sur France 3) cette désormais légendaire formule avec la complicité de Gérard Jourd'hui comme producteur ; une émission dont le succès ne se démentira pas pendant près de 15 ans !
En mars et en Avril 82 Eddy retourne enfin aux USA pour y enregistrer son nouvel album :
Enregistrées du 10 au 20 Mars pour la première fois à Hollywood :
- 'Change pas de look' de Moine/Papadiamandis : un rock 'heavy' peu intéressant - 'Tiens-toi' de Moine/Papadiamandis : une chanson totalement bof - 'Lucille' de Michel Jonasz : une sympathique chanson de notre blues et jazz fan hexagonal qui n'a rien à voir avec le 'Lucille' de Little Richard - 'Le cimetière des éléphants' de Moine/Papadiamandis : et encore un 'slow qui tue' et qui est entré dans la légende d'Eddy -version L.A.-
Enregistrées du 21 au 28 Mars à Nashville et toutes de Moine/Papadiamandis :
- 'Mauvaises vibrations' : un slow plutôt sympa - 'J'ai vendu mon âme au rock'n'roll' : rock 'heavy' pas terrible - 'Elle ne rentre pas ce soir' : l'autre 'slow qui tue' du disque et qui n'a rien à voir avec 'Il ne rentre pas ce soir' dont il n'est en rien la version inversée
Enregistrées du 29 mars au 9 Avril à New-York et toutes de Moine/Papadiamandis :
- 'J'ai déjà donné' : un hard rock raté - 'Je saurai encore t'aimer' : un rock sympa - 'Le cimetière des éléphants' bis : version N.Y.
Ces nouvelles dix chansons, ici dans l'ordre chronologique de leur enregistrement, pour la première fois strictement toutes originales et françaises, composent donc le nouvel album 'Le cimetière des éléphants', nettement moins réussi et donc intéressant que le précédent.
Ne figurent sur cet album que deux 'tubes' : 'Le cimetière des éléphants' et 'Elle ne rentre pas ce soir'.
Pour les deux variantes, si différentes (LA et NY), du fameux cimetière, qui me fait toujours gonfler l'émotion dans mon petit coeur jusqu'à faire déborder de nostalgie mes petits yeux embués.