Vous l'avez déjà ?
Repliez vers l'arrière Repliez vers l'avant
Ecoutez Lecture en cours... Interrompu   Vous écoutez un extrait de l'édition audio Audible
En savoir plus
Voir cette image

Le Confort intellectuel Poche – 15 mai 2002

4.5 étoiles sur 5 6 commentaires client

Voir les formats et éditions Masquer les autres formats et éditions
Prix Amazon
Neuf à partir de Occasion à partir de
Poche
"Veuillez réessayer"
EUR 5,54
Poche, 15 mai 2002
EUR 14,99

Livre de poche, nouveautés poche Livre de poche, nouveautés poche


Offres spéciales et liens associés


Descriptions du produit

Présentation de l'éditeur

Dans tous les domaines où prévalaient autrefois l'intelligence, le bon sens, l'esprit critique et constructeur, c'est par quelque singularité facilement accessible à la sensibilité bourgeoise qu'un homme se fait maintenant apprécier. Dans son milieu, on ne juge plus guère un individu sur ses capacités professionnelles, sur ses talents d'organisateur ou sur ses vertus familiales, mais sur des nuances de son tempérament, des aptitudes mineures et exquises, des préférences artistiques. On le classera avantageusement parmi ses pairs s'il a en tête quelque marotte littéraire, si on lui connaît des goûts délicats [...]. Qu'un général en chef ou un ministre soit médiocre dans ses fonctions, il ne lui en sera pas tenu rigueur. " Un être inouï, formidable, dira-t-on. Vous savez qu'il joue de l'accordéon ? " Et sur cela seulement qu'il joue de l'accordéon ou qu'il prend de la coco ou qu'il est inverti, on le tiendra pour un homme de génie. Mais d'un autre ministre ayant tous les talents et toutes les vertus convenables dans son emploi, on dira en haussant les épaules qu'il est un " con et un emmerdeur " s'il n'a pas en lui ce coin de marécage poétique qui fait aujourd'hui le prix d'un homme. Pour un bourgeois qui veut être considéré dans son monde, la grande affaire est de passer pour un original. "
Marcel Aymé

Quatrième de couverture

" Dans tous les domaines où prévalaient autrefois l'intelligence, le bon sens, l'esprit critique et constructeur, c'est par quelque singularité facilement accessible à la sensibilité bourgeoise qu'un homme se fait maintenant apprécier. Dans son milieu, on ne juge plus guère un individu sur ses capacités professionnelles, sur ses talents d'organisateur ou sur ses vertus familiales, mais sur des nuances de son tempérament, des aptitudes mineures et exquises, des préférences artistiques. On le classera avantageusement parmi ses pairs s'il a en tête quelque marotte littéraire, si on lui connaît des goûts délicats [...]. Qu'un général en chef ou un ministre soit médiocre dans ses fonctions, il ne lui en sera pas tenu rigueur. " Un être inouï, formidable, dira-t-on. Vous savez qu'il joue de l'accordéon ? " Et sur cela seulement qu'il joue de l'accordéon ou qu'il prend de la coco ou qu'il est inverti, on le tiendra pour un homme de génie. Mais d'un autre ministre ayant tous les talents et toutes les vertus convenables dans son emploi, on dira en haussant les épaules, qu'il est un " con et un emmerdeur " s'il n'a pas en lui ce coin de marécage poétique qui fait aujourd'hui le prix d'un homme. Pour un bourgeois qui veut être considéré dans son monde la grande affaire est de passer pour un original. "
Marcel Aymé est notre Molière et Dieu sait s'il nous en faut un.
André Maurois

Aucun appareil Kindle n'est requis. Téléchargez l'une des applis Kindle gratuites et commencez à lire les livres Kindle sur votre smartphone, tablette ou ordinateur.

  • Apple
  • Android
  • Windows Phone
  • Android

Pour obtenir l'appli gratuite, saisissez votre adresse e-mail ou numéro de téléphone mobile.




Détails sur le produit


En savoir plus sur l'auteur

Né à Joigny dans l'Yonne en 1902, Marcel Aymé a été élevé par ses grands-parents maternels, dans le Jura. En 1926, son premier roman, Brûlebois, le fait connaître. C'est après le succès de La Jument verte, en 1933, qu'il peut se consacrer pleinement à l'écriture. Le premier recueil des Contes du chat perché est publié en 1934, le Passe-muraille en 1943. Son ironie, son humour caustique, sa truculence ont fait de lui un écrivain très populaire. Auteur d'une vingtaine de romans, de dizaine de nouvelles, d'essais, de scénarios et de nombreuses pièces de théâtre, il est mort à Paris en 1967.

Quels sont les autres articles que les clients achètent après avoir regardé cet article?

Commentaires en ligne

4.5 étoiles sur 5
5 étoiles
3
4 étoiles
3
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoiles
0
Voir les 6 commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients

Meilleurs commentaires des clients

Format: Poche
Une suite d'entretiens philosophiques, un peu dans la tradition classique, sous la forme de dialogues (de sourds quelquefois...) entre l'auteur et un certain Monsieur Lepage, petit bourgeois borné et réactionnaire qui condamne avec la plus grande vigueur les dérives de la littérature et de la poésie moderne, toutes deux égarées dans les marécages du romantisme, du surréalisme, de l'existentialisme et de toutes sortes de perversions en isme. D'après lui, tout a commencé par les romantiques pour en arriver à sa bête noire, le grand pervertisseur, Charles Baudelaire et aller ensuite de mal en pis avec des auteurs comme Valéry, Gide ou les poètes hermétiques. Progressivement, le mal s'est étendu à la peinture avec Picasso et consorts puis à toutes les formes d'art avant de contaminer jusqu'à la substance même de la civilisation. Résultat : le bourgeois ne croit plus du tout en lui-même et en arrive à bêler à l'unisson de ses pires ennemis : les communistes.
Un essai politico-socio-philosophique assez particulier marqué au coin du bon sens et dans lequel Marcel Aymé se garde bien de prendre parti. Mais c'est un esprit fin, roublard, un peu anar et un tantinet retors. Il profite de ces dialogues faussement socratiques pour asséner quelques vérités bien envoyées tout en montrant le ridicule d'une théorisation tranchée et même poussée jusqu'à l'absurde. Ecrit en 1949, ce texte assez court (150 pages) n'a pas pris une ride. La sottise et le pédantisme tiennent toujours le haut du pavé aujourd'hui...
Extraits :
« Mais les riches sont souvent insatiables.
Lire la suite ›
Remarque sur ce commentaire 21 sur 21 ont trouvé cela utile. Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
Format: Poche
Marcel Aymé est un écrivain et, de surcroit, un intellectuel de qualité. Aimant à se mettre les cercles politiquement correct à dos, il ne cherche pas à raisonner en homme binaire et partisan. Un homme trop libre pour les écrivains de gauche qui auraient bien aimé le voir écrire ses lettres de noblesse en défilant aux côtés de Sartre pour défendre Pol Pot ou Staline plutôt qu'en rédigeant une pétition pour sauver la vie du merveilleux écrivain que fut Brasillach. Trop libre aussi pour les idéologues fascistes qu'il ne sut jamais contenter par un bêlement consensuel et moutonnier.

Aymé est un auteur honnit; qu'importe. Dans cet ouvrage court et incisif, l'auteur arme et décharge sa verve sur toutes les modes littéraires du temps. Tout y passe. Le romantisme, le surréalisme, Sartre ou Breton...
Si la thèse est parfois poussée à l'extrême, quel bonheur de voir un auteur qui loin de craindre critiques et journaleux en manque de cible, ne se prive de rien et surtout pas de l'essentiel. Dire ce que l'on pense est un luxe rare dans la littérature d'après guerre. Et lorsque c'est fait avec brio, quelle jouissance!
Remarque sur ce commentaire 11 sur 12 ont trouvé cela utile. Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
Par David W.J. TOP 500 COMMENTATEURS le 18 avril 2014
Format: Poche
Dans ce dialogie, prétexte à l'exposition d'un thèse pas-bien-pensante, M. Aymé démontre l'utilité d'une hygiène dans le choix de ses lectures visant à s'assurer un bien-être de l'esprit.
Ainsi, la bourgeoisie cultivée ferait honneur à sa classe sociale en défendant avec acharnement les valeurs stables et saines au lieu de se pervertir et se dissoudre dans tous les affres de l'héritage romantique, beaudelairien, surréaliste, communiste. Honni le flou du vocabulaire, le vague des idées, la sensiblerie à la mode ; préférons ce qui est clair, bien dit et qui a du sens.

M/ Aymé, qui n'a pas sa langue dans sa poche, joue avec malice car on peut difficilement croire qu'il expose là ce qu'il pense lui-même. Il caricature en effet son personnage, et c'est tout de même la faiblesse de ce livre. Mais là encore, c'est probablement voulu pour suciter l'indignation. Notons aussi que cet essai, écrit en 1949, est une façon de règler ses comptes avec certaines personnes qui l'ont un peu vite traité de collabo.
Remarque sur ce commentaire 2 sur 2 ont trouvé cela utile. Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus


Commentaires

Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?