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Une suite d'entretiens philosophiques, un peu dans la tradition classique, sous la forme de dialogues (de sourds quelquefois...) entre l'auteur et un certain Monsieur Lepage, petit bourgeois borné et réactionnaire qui condamne avec la plus grande vigueur les dérives de la littérature et de la poésie moderne, toutes deux égarées dans les marécages du romantisme, du surréalisme, de l'existentialisme et de toutes sortes de perversions en isme. D'après lui, tout a commencé par les romantiques pour en arriver à sa bête noire, le grand pervertisseur, Charles Baudelaire et aller ensuite de mal en pis avec des auteurs comme Valéry, Gide ou les poètes hermétiques. Progressivement, le mal s'est étendu à la peinture avec Picasso et consorts puis à toutes les formes d'art avant de contaminer jusqu'à la substance même de la civilisation. Résultat : le bourgeois ne croit plus du tout en lui-même et en arrive à bêler à l'unisson de ses pires ennemis : les communistes.
Un essai politico-socio-philosophique assez particulier marqué au coin du bon sens et dans lequel Marcel Aymé se garde bien de prendre parti. Mais c'est un esprit fin, roublard, un peu anar et un tantinet retors. Il profite de ces dialogues faussement socratiques pour asséner quelques vérités bien envoyées tout en montrant le ridicule d'une théorisation tranchée et même poussée jusqu'à l'absurde. Ecrit en 1949, ce texte assez court (150 pages) n'a pas pris une ride. La sottise et le pédantisme tiennent toujours le haut du pavé aujourd'hui...
Extraits :
« Mais les riches sont souvent insatiables. Il ne leur suffit pas d'être installés dans leurs abus et d'en jouir avec lucidité. Il leur faut encore le frisson du pauvre. C'est un luxe qui finit par leur coûter cher et, en premier lieu, leur confort intellectuel. »
« Un être inouï, formidable, dira-t-on. « Vous savez qu'il joue de l'accordéon? » Et sur cela seulement qu'il joue de l'accordéon ou qu'il prend de la coco ou qu'il est inverti, on le tiendra pour un homme de génie. »
« Pourquoi diable, dans leurs assemblages invertébrés et insignifiants, croient-ils devoir supprimer les points et souvent jusqu'aux majuscules qui pourraient imposer à l'esprit du lecteur l'idée de pause, de respiration ? Ne savent-ils donc pas que la musique est d'abord ponctuation ? »
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le 9 décembre 2010
Marcel Aymé est un écrivain et, de surcroit, un intellectuel de qualité. Aimant à se mettre les cercles politiquement correct à dos, il ne cherche pas à raisonner en homme binaire et partisan. Un homme trop libre pour les écrivains de gauche qui auraient bien aimé le voir écrire ses lettres de noblesse en défilant aux côtés de Sartre pour défendre Pol Pot ou Staline plutôt qu'en rédigeant une pétition pour sauver la vie du merveilleux écrivain que fut Brasillach. Trop libre aussi pour les idéologues fascistes qu'il ne sut jamais contenter par un bêlement consensuel et moutonnier.

Aymé est un auteur honnit; qu'importe. Dans cet ouvrage court et incisif, l'auteur arme et décharge sa verve sur toutes les modes littéraires du temps. Tout y passe. Le romantisme, le surréalisme, Sartre ou Breton...
Si la thèse est parfois poussée à l'extrême, quel bonheur de voir un auteur qui loin de craindre critiques et journaleux en manque de cible, ne se prive de rien et surtout pas de l'essentiel. Dire ce que l'on pense est un luxe rare dans la littérature d'après guerre. Et lorsque c'est fait avec brio, quelle jouissance!
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Dans ce dialogie, prétexte à l'exposition d'un thèse pas-bien-pensante, M. Aymé démontre l'utilité d'une hygiène dans le choix de ses lectures visant à s'assurer un bien-être de l'esprit.
Ainsi, la bourgeoisie cultivée ferait honneur à sa classe sociale en défendant avec acharnement les valeurs stables et saines au lieu de se pervertir et se dissoudre dans tous les affres de l'héritage romantique, beaudelairien, surréaliste, communiste. Honni le flou du vocabulaire, le vague des idées, la sensiblerie à la mode ; préférons ce qui est clair, bien dit et qui a du sens.

M/ Aymé, qui n'a pas sa langue dans sa poche, joue avec malice car on peut difficilement croire qu'il expose là ce qu'il pense lui-même. Il caricature en effet son personnage, et c'est tout de même la faiblesse de ce livre. Mais là encore, c'est probablement voulu pour suciter l'indignation. Notons aussi que cet essai, écrit en 1949, est une façon de règler ses comptes avec certaines personnes qui l'ont un peu vite traité de collabo.
11 commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 27 décembre 2014
Très bien écrit, très riche, très intéressant, c'est un pur chef d'oeuvre du brillant Marcel Aymé. Et ce n'est pas long à lire en plus (je dis ça pour ceux qui rechignent à lire, c'est pas long du tout :p )
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le 6 mai 2015
Tout a été très bien et j'ai tout reçu en temps. De plus, mais vous n'ne êtes pas responsables, je pense le livre est excellent !
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le 4 mars 2013
Marcel Aymé, l'un des derniers grands classiques, réussit là un pamphlet au vitriol contre ce qu'on appelle aujourd'hui le politiquement correcte et cette dictature de la pensée unique que nous a imposé la gauche triomphante après la libération. Il est tout de même ahurissant qu'il ait fallu attendre 70 ans pour qu'un grand média comme Canal+ se risque à inviter Michel Onfray pour démonter la grande fumisterie de la résistance communiste et le mythe Guy Moquet. De même, certains ouvrages se risquent enfin à s'attaquer à cette autre colossale fumisterie qu'est l'art contemporain. On sait de quel côté se place Marcel Aymé dans ce dialogue, cette forme littéraire ayant été choisie pour rendre le discours plus vivant, précaution inutile tant ce livre se lit avec déléctation, grâce à la prose si fluide de ce merveilleux conteur.
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