Le Corbeau (1963) s'inspire vaguement d'un célèbre poème d'Edgar Poe, The Raven. Il associe magie, plus que vraiment fantastique, et humour, avec quelques touches d'horreur. C'est un film à petit budget, mais si vous êtes exaspéré par les Harry Potter que vous êtes obligés de regarder à cause de vos enfants, vous trouverez que la comparaison est à l'avantage du film de Roger Corman. Aucun ennui dans cette histoire, d'ailleurs courte, même si la toile peinte fait penser aux films en noir et blanc d'autrefois (le château du Dr. Scarabus...), même si le réalisateur s'est épargné les truquages trop compliqués et trop coûteux. Il nous offre trois grands acteurs, dont deux sur le retour : Vincent Price (1911-1993), aux jeux de physionomie impayables, le vieux Boris Karloff (1887-1969), qui sait cultiver l'ambiguïté, et, peu de temps avant sa mort, le grand Peter Lorre (1904-1964) dans un de ses rôles habituels de névrosés minables. Mais Peter Lorre a été meilleur ou du moins plus varié dans d'autres circonstances. On a aussi le jeune Jack Nicholson dans un second rôle.
Pas un chef-d'oeuvre mais une réussite, dans un genre mineur, bien entendu. N'est-ce pas préférable à un film prétentieux mais ennuyeux ou à ces tristes productions pour teenagers dont le seul mérite consiste dans les effets spéciaux ? Le public ne s'y est d'ailleurs pas trompé à l'époque et le film a fait beaucoup de bénéfices.
Il n'y a pratiquement pas de bonus. Possibilité de regarder en plusieurs langues et sous-titres, plus faciles à sélectionner que dans certains cas; le titre en français et le texte de présentation montrent cependant que la boîte du DVD est destinée à un public francophone. En raison du format, préservé par le DVD, bande noire probable en haut et en bas de l'écran. Ah ! Mon titre ? Cherchez sur le Web "The Raven", je dis ça si vous avez un ordinateur, vous trouverez le poème d'Edgar Allan Poe.