Le cosmonaute et plus d'un million d'autres livres sont disponibles pour le Kindle d'Amazon. En savoir plus


ou
Identifiez-vous pour activer la commande 1-Click.
ou
en essayant gratuitement Amazon Premium pendant un mois. Votre inscription aura lieu lors du passage de la commande. En savoir plus.
Plus de choix
Vous l'avez déjà ? Vendez votre exemplaire ici
Le Cosmonaute
 
Agrandissez cette image
 
Commencer à lire Le cosmonaute sur votre Kindle en moins d'une minute .

Vous n'avez pas encore de Kindle ? Achetez-le ici ou téléchargez une application de lecture gratuite.

Le Cosmonaute [Broché]

Philippe Jaenada
4.9 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (7 commentaires client)
Prix conseillé : EUR 19,30
Prix : EUR 18,34 LIVRAISON GRATUITE En savoir plus.
Économisez : EUR 0,96 (5%)
o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o
En stock.
Expédié et vendu par Amazon.fr. Emballage cadeau disponible.
Plus que 2 ex (réapprovisionnement en cours). Commandez vite !
Voulez-vous le faire livrer le mercredi 30 mai ? Choisissez la livraison en 1 jour ouvré sur votre bon de commande. En savoir plus.
‹  Retourner à l'aperçu du produit

Descriptions du produit

Amazon.fr

Pimprenelle, une fille complètement cinglée, séduite dans une forêt allemande pendant un mariage barbare infesté de Hell's Angels. Hector, drôle de bougre, tour à tour rédacteur de fausses lettres de cul et de nouvelles au miel de rose, traducteur de Barbara Cartland, créateur de slogans publicitaires misérables et détective de troisième zone. Tels sont les ingrédients de la nouvelle recette romanesque de Philippe Jaenada, qui avait déjà commis le très déjanté Chameau sauvage (Prix de Flore en 1997). Son tour de main ? Un style oral (transcription du parlé à l'écrit), virevoltant, fluide et efficace. Titre du plat ? Le Cosmonaute. Mais on ne devient pas cosmonaute par hasard. Il faut avoir éclusé pas mal de bières, éprouvé cent métiers, cent misères, mesuré sa solitude et être tombé fou amoureux d'une hystérique et neurasthénique qui se révèle vite enceinte, avant de vivre cette grossesse de façon tragi-comique. Plus comique que tragique d'ailleurs. De quoi se replier dans sa bulle et se mettre à l'écart. En cosmonaute.

L'art de l'auteur est de rire de tout, et en toutes circonstances. Rarement avare de drôlerie, de provocations hilarantes, Jaenada puise dans la noirceur tous les éléments grotesques, insolites ou ridicules pour agrémenter son plat. Au final il est plutôt savoureux. --Céline Darner

Extrait

- Pimprenelle ?
- Quoi ?
- Tu peux venir voir une minute, s’il te plaît ?
- Qu’est-ce qu’il y a ?
- Prends la chaise, assieds-toi. Il faut qu’on parle très sérieusement.
- Qu’est-ce que tu fais, là ?
- J’écris le truc des siamoises qui se sont fait massacrer. Je n’ai pas vraiment la tête à ça.
- Ah.
- Qu’est-ce qu’on fait, avec le bébé ?
- Comment ça, qu’est-ce qu’on fait ?
- Oui, qu’est-ce qu’on fait ? Je sais pas si tu te rends vraiment compte de ce qui se passe. Si ? Dans dix jours, il sera trop tard pour avorter. Ça veut dire que si on ne fait rien d’ici là, on va avoir un bébé.
- Quoi, tu veux que j’avorte ? J’avorterai pas.
- Non, je veux pas que tu avortes, mais... Je crois que tu te rends pas compte.
- De quoi ?
- Mais qu’on ne peut pas avoir un enfant comme ça. Tu es complètement irresponsable, tu... C’est pas possible comme ça, tu le sais bien. Elle ne disait rien, elle regardait mes genoux. Avec l’air coupable mais buté d’une fillette qu’on engueule. J’étais en train de reprendre le dessus, je pouvais enfin dire ce que je pensais, je n’allais pas me laisser faire. Ça devenait trop important, maintenant, trop dangereux, il fallait que ça change, ou bien qu’elle avorte, il fallait qu’elle comprenne. Un jour ou l’autre. (Pas vrai ?) Qu’elle comprenne que c’était grave, que je n’en pouvais plus, qu’elle n’avait plus douze ans, qu’elle ne pouvait pas jouer avec ça, un enfant, que ce n’était pas possible.
(Cependant, en attaquant ma plaidoirie, je ne pensais pas à l’enfant (naître au milieu d’un couple aussi malheureux et agité n’aurait pas été profitable à son état mental, c’est certain, ne lui aurait pas laissé beaucoup de chances de devenir calme et joyeux (or c’est vraiment le bonheur, ça, d’être calme et joyeux), mais honnêtement je pensais surtout à moi : le fait d’avoir évoqué l’avortement avait chassé de mon esprit l’image de la petite tache sombre et vivante, seule dans les eaux intérieures (où l’on entend des bruits sourds et inquiétants qui proviennent de l’extérieur), avait dissipé les sentiments instinctifs et protecteurs qui m’avaient submergé devant l’échographie au comptoir du Cri-Cri), je ne considérais plus que le côté technique, avorter ou non, se décider dans les jours qui viennent, prendre un rendez-vous ou non, je ne pensais plus qu’aux conséquences que cette décision, ou simplement la prise de conscience de Pimprenelle, pourrait avoir sur son existence et la mienne, en particulier sur la mienne, je ne voulais pas mourir asphyxié et c’était l’occasion ou jamais de résister, de faire volte-face et de reprendre un chemin plus agréable (pourtant la petite tache sombre et vivante était toujours là, encore plus seule, dans l’utérus de Pimprenelle, à un mètre de moi)).

- Pimprenelle, je ne veux pas qu’on garde cet enfant si tu ne fais rien pour nous faciliter la vie, si tu continues à te comporter de cette façon, à pâlir dès que je parle à quelqu’un d’autre, à jeter un œil mauvais sur toutes les lettres que je reçois, et je n’en reçois presque plus, à faire la gueule comme une gamine sans que je sache pourquoi, à la moindre contrariété, et à donner des coups de poing dans les murs si je n’obéis pas au moindre de tes caprices. Si tu me dis qu’on va continuer à vivre de manière aussi pathétique, je ne veux pas d’enfant avec toi.
(Et toc.)
Elle ne disait toujours rien, elle continuait à fixer mes genoux, à l’endroit où la toile de mon pantalon était légèrement usée, passée (je me demande bien pourquoi, d’ailleurs : il m’arrive rarement de gambader à quatre pattes dans l’appartement).
- Je te parle de ça, pendant qu’on peut encore choisir, pour que tu ne me dises pas ensuite : « Tu m’as fait un enfant, tu assumes, il fallait réfléchir avant, c’est trop facile de vouloir reprendre ta vie maintenant. » J’aurais réfléchi avant. En ce moment, là, je réfléchis. J’assumerai, bien sûr, tu sais que je ne suis pas un sale type, mais je veux reprendre ma vie, la mienne, maintenant. Avec toi, si c’est possible. Mais vivre avec quelqu’un, je crois, ce n’est pas ne plus exister ailleurs.
Ce n’est pas mourir pour tout le reste. Et je veux reprendre ma vie avec un enfant aussi, si c’est possible. On ne l’a pas vraiment voulu, cet enfant, on n’a pas fait attention, bon, c’est sans doute qu’on le voulait, mais bref, il est là. Le pauvre.
Cela dit, il n’est pas trop tard. Et je te répète que si tu ne fais rien pour te calmer, te retenir, penser à moi, me laisser un tout petit peu d’espace en dehors de toi, je ne veux pas qu’on le garde, je ne veux pas d’enfant avec toi. Son regard me pénétrait les genoux. J’avais la consternante impression qu’elle pensait à autre chose.
- Tu comprends ce que je te dis ?
- Oui, oui.
- Tu veux qu’on garde cet enfant ?
- Oui.
- Et tu comprends qu’il soit impossible pour moi d’envisager toute une vie comme ça ? Et que ce serait un cauchemar aussi pour lui ? Que ce serait épouvantablement égoïste de ne pas réfléchir, de ne pas faire un effort ? (Tu te répètes, Hector.)
- Oui, je comprends.
- Tu vas arrêter de te mettre à hurler et à taper sur tout ce qui passe dès que tu sens que la situation t’échappe ? Parce qu’avec un enfant, c’est... (Tu l’as déjà dit vingt fois.)
- Oui.
- Tu vas arrêter de te refermer comme une huître dès que quelque chose ne te plaît pas ?
- Je vais essayer.
- Tu me l’as déjà dit vingt fois...
- Oui mais je vais essayer. Oui. Je ne veux pas avorter.
- Tu me laisseras sortir si j’en ai envie ? De temps en temps ?
- Oui je vais essayer. D’accord.
- On ne se battra plus tous les deux jours ?
- Non.
- Ça va aller, alors, on peut garder cet enfant ?
- Oui.
- Bon, d’accord.
Je me sentais profondément soulagé. Quelle victoire. Quel abruti.

Copyright © Éditions Grasset & Fasquelle

Présentation de l'éditeur

" J'ai rencontré Pimprenelle vers la fin du XXe siècle... La femme la plus légère de la création, la plus seule, portée par la grâce, la plus instable, la plus étrange, la plus candide et la plus cinglante, la plus bizarrement habillée, une fille irrésistible avec des yeux gris et des cheveux fins. "
Et si la première impression n'était pas la bonne ? Que se passe-t-il quand on s'endort près d'un ange de douceur et qu'on s'éveille dans les bras d'une névrosée, maniaque et misanthrope ? Qu'est-ce qu'une vie réduite aux mètres carrés d'un appartement parisien, à la violence domestique, à la jalousie morbide ? Et la liberté, serait-ce alors de partir, seul dans l'espace, sans attaches dans la ville, tel un cosmonaute ? Dès son premier livre, Le Chameau sauvage, il y a eu un style Jaenada : la douleur et le rire, la comédie et la tragédie, l'autodérision et la tendresse lucide.

Présentation de l’éditeur

Quand Hector a rencontré Pimprenelle, elle était "la femme la plus légère de la création, une fille irrésistible et seule" . Célibataire endurci, dragueur compulsif, pilier de comptoir, tantôt détective, tantôt pigiste travaillant la nuit pour la presse "people", Hector accepte de changer de vie par amour. Comme dans un conte moderne, ils emménagent ensemble, ils ne cessent plus de faire l'amour, ils ont un enfant, Oscar. Mais... c'est une autre femme, une Pimprenelle maniaque jusqu'à l'obsession, une psychopathe du rangement et de l'autorité qu'Hector retrouve, telle une Gorgone, en face de lui : "C'est risible à dire, j'ai honte de sombrer là-dedans, mais elle m'a trahi." Au-delà de la querelle de couple, de l'affrontement sur le ring du quotidien, ce qui retient le lecteur dans ce roman, c'est le comique désespéré, cet humour sombre, nerveux, fantasque. On assistera à un accouchement "en direct" où le père dépassé prend l'apparence de Hugh Grant ; à la course d'un cheval aveugle qui galope pour trouver une mort certaine ; à la déchéance d'un homme, qui fut libre autrefois, et n'a plus pour compagnie que les conversations des anonymes, des bouts de phrases, des solitudes. Il lui reste la fuite, "comme un cosmonaute, avec l'espace infini autour"...

Philippe Jaenada est né le 25 mai 1964, à Saint-Germain-en-Laye. Après avoir fait des petits boulots (de rédacteur de fausses lettres "porno" à pigiste pour "Voici"), il devient écrivain. Il est l'auteur, entre autres, de "Le Chameau sauvage" (Julliard, prix de Flore 1997) et de "La Grande à bouche molle" (Julliard, 2001).

Quatrième de couverture

"J'ai rencontré Pimprenelle vers la fin du XXe siècle ... La femme la plus légère de la création, la plus seule, portée par la grâce, la plus instable, la plus étrange, la plus candide et la plus cinglante, la plus bizarrement habillée, une fille irrésistible avec des yeux gris et des cheveux fins." Et si la première impression n'était pas la bonne ? Que se passe-t-il quand on s'endort près d'un ange de douceur et qu'on s'éveille dans les bras d'une névrosée, maniaque et misanthrope ? Qu'est-ce qu'une vie réduite aux mètres carrés d'un appartement parisien, à la violence domestique, à la jalousie morbide ? Et la liberté, serait-ce alors de partir, seul dans l'espace, sans attaches dans la ville, tel un cosmonaute ? Dès son premier livre, Le Chameau sauvage, il y a eu un style Jaenada : la douleur et le rire, la comédie et la tragédie, l'autodérision et la tendresse lucide.

Philippe Jaenada, trente-huit ans, est l'auteur du Chameau sauvage (Prix de Flore, 1997) et de La Grande à bouche molle(2001).

Biographie de l'auteur

Philippe Jaenada, trente-huit ans, est l'auteur, entre autres, du Chameau sauvage (Prix de Flore, 1997) et de La Grande à bouche molle (2001).
‹  Retourner à l'aperçu du produit

Déclaration de confidentialité Amazon.fr Informations sur la livraison Amazon.fr Retours & Echanges Amazon.fr