34 internautes sur 35 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
un autre intérêt pour la grammaire..., 20 septembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Coupeur de mots (Poche)
Paul, un petit garçon trouve un arrangement bien accommodant : un bonhomme lui fait ses devoirs (ainsi il peut jouer au foot avec ses copains !) en échange de "bricoles" : il lui cède ses articles, puis d'autres éléments de la phrase. Au départ ses amis trouve étonnante sa nouvelle façon de parler, mais Paul s'y habitue. Sauf qu'à force de céder qualificatifs et autres éléments, il devient incompréhensible et finit par comprendre son énorme erreur !
Il fera donc le nécessaire pr récupérer des phrases complètes et correctes.
Une sympathique et ludique façon de démonter l'intérêt de la construction de la phrase et d'aborder les différents éléments grammaticaux.
Dommage que la lecture soit un peu difficile pour des enfants de 7-8 ans (plutôt abordable en CE2 et plus)
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
27 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Des phrases en mille morceaux !, 7 septembre 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Coupeur de mots (Poche)
La grammaire ne serait-elle qu'une méchante invention pour traumatiser les gentils petits élèves ? Ne serait-ce pas plutôt quelque chose d'essentiel pour nous ouvrir les portes du monde...? Telles sont les questions que nous pose ici l'auteur.
Peut-être qu'après avoir fait la connaissance du mystérieux Filolog, coupeur de mots, les enfants auront une vision des formes verbales, des articles et des prépositions (...) sensiblement différente.
Cet agréable petit livre, si bien pensé, est une façon ludique et originale de montrer l'importance de la grammaire dans la communication, car lorsqu'on s'exprime, on oublie naturellement les efforts qu'on a dû fournir pour apprendre la langue. Mais lorsqu'on nous dépossède soudainement de nos précieux outils de langage, on se retrouve bien démunis...
C'est bien un message qui se glisse en filigranne dans les pages de ce roman : le savoir est nécessaire pour se sentir libre, communiquer avec les autres, partager une culture, exprimer ses sentiments, et bien d'autres choses encore.
Hans Joachim Schädlich, né en 1935 en Allemagne, montre également ici combien l'aliénation de la pensée et du langage, peut causer de dégâts, lui qui a vécu dans son pays l'expérience du totalitarisme.
Linguiste de formation, cet auteur s'amuse à triturer allègrement la langue, et cela en devient jubilatoire pour le lecteur.
Paul, le héros de l'histoire, à force de céder à Filolog ses précieuses prépositions, consonnes ou autres outils de langage, finit par parler de façon très étrange, ce qui crée de multiples quiproquos et situations cocasses... Un délice d'humour ! Les enfants adorent et s'en délectent.
Si le début, avant l'entrée en scène de Filolog, peut sembler étrange, c'est qu'il fourmille de mots, d'adjectifs..., et nous emporte dans un tourbillon descriptif étourdissant. Mais c'est, me semble-t-il, pour mieux marquer un fort contraste avec le fait qu'ensuite, Paul ne puisse plus rien décrire, faute de mots, justement.
La langue est un bien précieux, qu'il faut cultiver et qui, sans nul doute, peut déplacer des montagnes et nous donne les clefs de la communication, tellement essentielle à la vie, et même les clefs du monde.
Un livre plein de bon sens et d'humour, qui se déguste et se savoure passionnément. Et puis, chers enfants, vous ne verrez plus la grammaire comme avant !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non