De ce commencement guilleret, Balzac va produire une dramatique histoire. Mais ce qui étonne, est la force de la conclusion
Nous vivons à une époque où le défaut des gouvernements est d'avoir moins fait la société pour l'Homme, que l'Homme pour la Société. Il existe un combat perpétuel entre l'individu contre le système qui veut exploiter et qu'il tâche d'exploiter à son profit; tandis que jadis l'homme, réellement plus libre, se montrait plus généreux pour la chose publique. Et l'auteur de continuer : Ce cosmopolitisme moral, espoir de la Rome chrétienne, ne serait-il pas une sublime erreur ? Il est si naturel de croire à la réalisation d'une noble chimère, à la fraternité des hommes. Mais hélas! La machine humaine n'a pas de si divines proportions ....
Dans la comédie humaine, l'abbé Birotteau est le frère du célèbre parfumeur parisien (voir César Birotteau, dans la même collection). --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Bas calculs, jalousies, orgueils, naïvetés: un bon cru acide, corrosif à souhait,
Par Nastasia Buergo (c'est fini) "découragée par ... (désormais sur www.babelio.com/monprofil.php?id_user=46049) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 50 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Curé de Tours, suivi de "Pierrette" (Poche)
On découvre dans cet opus de la comédie humaine le bon abbé Birroteau, qui accouchera plus tard d'un frère, le célébrissime César Birotteau, autre opus intéressant de Balzac. C'est donc un homme rondouillard, un peu simple d'esprit, qui ne voit de mal nulle part et qui s'imagine naïvement que les gens qui lui veulent du bien le font pour ses beaux yeux. Une fois encore, Balzac saura faire surgir devant lui la plus grande mesquinerie humaine, l'envie, la basse vengeance, l'orgueil, le calcul politique, bref, tout ce qui fait que Balzac est Balzac. Contrairement à certains autres romans de l'auteur qui lassent parfois les lecteurs non avertis par des descriptions fouillées, nous avons ici affaire à un bref roman, à la limite de la nouvelle longue, où les descriptions ne sont point trop invasives et le plaisir est prompt à s'emparer du lecteur. Encore une fois, le personnage qui donne son nom à l'œuvre ne semble pas être le personnage principal, puisqu'à la fin on assise encore à son échouage, victime des vicissitudes de la cruelle vie et des calculs des gens peu enclin à la noblesse d'âme, en l'espèce, le retors abbé Troubert. A lire sans modération.
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