On met 20 pages à rentrer dans l'univers de Fondation. 20 pages pour s'adapter aux défauts que les détracteurs du genre peuvent lui reprocher : beaucoup de termes nouveaux, à base de "atomique" ou "nucléaire", pour peu de concepts véritablement novateurs. Un monde donc pas si différent de celui qu'on connaît. Après cet effort initial, c'est parti et on ne s'arrête plus, même si on n'est pas un fan de science fiction.
Hari Seldon est un mathématicien brillant. Il a fondé la psychohistoire, ou analyse probabiliste des tendances socio-économiques permettant de prévoir le futur. Il a vu que l'Empire, qui règne sur toute la galaxie depuis plus de 10 000 ans, allait s'effondrer d'ici seulement quelques siècles. Son plan est de limiter la période d'anarchie barbare à seulement 1000 ans, au lieu des 30 000 ans prévus. 1 000 ans, c'est le temps que doit durer la Fondation qu'il vient de créer, officiellement pour rédiger l'Encyclopedia Galactica, recensant le savoir de tout l'univers. Ces 1000 ans vont être parsemés d'épreuves pour cette société nouvelle, épreuves qu'il a prévues et qui sont autant de moyens de faire avancer la Fondation : l'histoire les retiendra sous le nom de crises Seldon.
Je ne vais pas vous gâcher l'histoire plus avant ; sachez seulement qu'elle est de qualité, tout comme ce tome dans son ensemble : maîtrise du style, maîtrise de la narration, maîtrise du scénario. Pour l'instant, j'en suis à 1 tome par jour. On peut dire que ça se lit bien, reste à voir si je ferai une overdose avant le terme du cycle.