Orson Scott Card, auteur polémique s'il en est dans le milieu de la SF américaine, est dans le circuit depuis la fin des années 1970. Ses aeuvres sont des remises en question permanentes de l'ordre établi où la définition de la morale et les problématiques religieuses tiennent une place de choix. Récompensé à plusieurs reprises par les prix les plus prestigieux, il est considéré - à tort ou à raison - comme l'un des écrivains de science-fiction les plus importants de notre époque. Son cycle d'Ender constitue son aeuvre la plus populaire et qui l'a fait accéder à la célébrité.
Les Enfants de l'Esprit est le quatrième et dernier tome du cycle d'Ender, ou plutôt le troisième tome d'une trilogie débutée par la Voix des Morts puisque le tout premier tome était finalement assez déconnecté des suivants. Le Congrès Stellaire a déconnecté les ansibles permettant aux planètes de communiquer et à Jane d'exister. Il s'apprête à détruire purement et simplement Lusitania afin de faire disparaître la descolada, le virus transformant les espèces et assurant la survie des Pequeninos. Ender et sa bande vont braver l'impossible pour empêcher ce deuxième xénocide de se produire.
Quelques réflexions intéressantes sur le choc des cultures et des civilisations, saupoudrées dans un naufrage littéraire. Je grossis le trait volontairement, mais Card s'est réellement embourbé dans ce récit qui finit par traîner en longueur. A force de se concentrer sur le message humaniste qu'il cherche à faire passer, les qualités romanesques du cycle finissent par se faire rares et on en vient à souhaiter qu'il se soit contenté d'écrire un essai. Toutefois, la lecture en est plus agréable que pour le tome précédent, l'auteur portant visiblement plus d'attention à ses personnages.