Le nom de François Ricard n'est sans doute pas étranger aux amateurs des romans de Milan Kundera, qui auront déjà pu découvrir quelques-unes de ses postfaces éclairantes aux éditions françaises Gallimard.
Avec la lucidité et la clarté pédagogique qui caractérisent ses analyses, F.Ricard embrasse cette fois, dans "Le dernier après-midi d'Agnès", l'ensemble de l'oeuvre de Kundera, depuis "La Plaisanterie" jusqu'à "L'Ignorance".
Lecteur passionné plus que monographe, respectueux du testament artistique du romancier, il nous entraîne ainsi, à partir d'une simple expérience d'un personnage, vers une compréhension globale du romanesque kundérien, de ses recherches existentielles et de son audace formelle.
Convenant aussi bien au néophyte qu'à l'inconditionnel des romans de Kundera, cette méditation de F.Ricard nous apprend une nouvelle fois à mieux les lire et les comprendre. L'auteur rend ainsi justice à l'une des oeuvres les plus novatrices, et sans doute aussi les plus exigeantes de l'histoire du roman moderne.